La réaction n’a pas tardé. À la suite de l’adoption en Conseil des ministres, ce mercredi 18 février 2026, d’un projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal, Mame Mactar Guèye, vice-président de l’ONG islamique JAMRA, a salué ce qu’il qualifie d’« avancée pénale significative ».
Dans un texte rendu public, le responsable de JAMRA estime que le gouvernement a franchi une étape importante en optant pour un projet de loi porté par l’Exécutif, plutôt qu’une simple proposition parlementaire. Selon lui, cette démarche confère au texte une portée institutionnelle plus forte et augmente ses chances d’aboutir.
Le projet adopté prévoit une réforme de l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. D’après les annonces officielles, il introduit une définition plus précise des faits incriminés, un durcissement des sanctions pénales ainsi que des mesures répressives visant l’apologie et le financement des actes concernés.
Mame Mactar Guèye rappelle que son organisation avait déposé, le 6 mai 2016, une proposition de loi visant à renforcer la criminalisation des pratiques visées par l’article 319. Il considère que le texte adopté en Conseil des ministres prend largement en compte les préoccupations exprimées depuis plusieurs années par son mouvement.
Établissant un parallèle avec la réforme de 2020 ayant conduit à la loi criminalisant le viol et la pédophilie, il souligne le caractère dissuasif que pourraient revêtir des sanctions renforcées.
Le projet de loi devrait être transmis prochainement à l’Assemblée nationale du Sénégal pour examen et adoption éventuelle.