Le Lycée Technique André Peytavin de Saint-Louis a accueilli une rencontre de trois jours axée sur l’intégration de la problématique genre dans les initiatives locales de développement. Clôturés le mercredi 22 avril 2026, ces échanges visaient à réajuster les approches opérationnelles.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cet atelier a été organisé par le Consortium regroupant le Comité régional des Enseignantes pour la Promotion de la Scolarisation des Filles de Saint-Louis (SCOFILLES) et l’ONG Graines. Les acteurs locaux ont évalué la Théorie du Changement appliquée aux projets financés par la Fondation espagnole Nous Cims. L’objectif central consistait à identifier les manquements actuels pour inclure une perspective de genre plus marquée dans les stratégies.
Abdoulaye Cissé, membre de l’ONG Graines, a souligné la nécessité de corriger les lacunes d’intégration de cette dimension au sein des différents groupes de travail. Pour sa part, le représentant-pays de la Fondation Nous Cims au Sénégal, Pape Mactar Ndiaye, a précisé que les interventions doivent s’articuler autour de la nutrition, de l’éducation et de l’employabilité. Il a également mis l’accent sur le positionnement et le leadership féminin, tout en recommandant la sensibilisation des hommes aux concepts de la masculinité positive pour réduire les inégalités dans les sphères domestiques et professionnelles.
La présidente régionale de la SCOFILLES, Marième Diagne Sow, a mis en évidence l’importance de ce changement de méthodologie. Elle a indiqué que cette évolution permet d’aller plus loin dans le département de Saint-Louis en abordant de front les disparités existantes et en introduisant de nouvelles pratiques, notamment l’utilisation de l’écriture inclusive.