Pour mettre fin à l’invasion, l’exigence géographique spécifique formulée par l’envoyé de Vladimir Poutine

Au 1 434e jour du conflit, l’activité diplomatique s’intensifie autour de la guerre en Ukraine. Alors que les déclarations se multiplient entre Washington, Moscou et Pékin, les contours d’une potentielle sortie de crise commencent à être dessinés par les différents protagonistes, chacun avançant ses pions et ses conditions.

Si l’optimisme est affiché du côté américain, la Russie vient de clarifier, par la voix d’un haut responsable, la condition qu’elle juge nécessaire pour faire taire les armes. Une exigence qui touche directement à l’intégrité territoriale ukrainienne.

**La condition du Kremlin pour la paix**

Kirill Dmitriev, l’envoyé spécial du président Vladimir Poutine, a explicitement défini ce que Moscou considère comme la seule issue viable au conflit. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, ce responsable russe a indiqué que la voie vers la paix passait impérativement par un mouvement militaire précis de la part de Kiev.

Dans une déclaration publiée sur la plateforme X, M. Dmitriev a affirmé que le retrait des forces ukrainiennes de la région du Donbas constituait « le chemin vers la paix ». Cette zone, actuellement sous occupation partielle et théâtre d’intenses combats, reste le point de fixation majeur des revendications russes.

**L’optimisme vague de Donald Trump**

Parallèlement à cette exigence russe, le président américain Donald Trump a tenu des propos se voulant rassurants sur l’évolution du dossier. S’adressant aux journalistes lors de son départ de la Maison Blanche mardi, il a déclaré que de « très bonnes choses » se produisaient actuellement dans les négociations visant à mettre fin à l’invasion russe. Le chef d’État américain n’a toutefois fourni aucun détail supplémentaire sur la nature de ces avancées diplomatiques.

**Un pétrolier russe en route vers le Maroc**

Le conflit a également des répercussions maritimes visibles près du continent africain. La marine marchande espagnole a signalé une opération concernant un pétrolier sous sanctions de l’Union européenne, transportant du pétrole russe. Ce navire est actuellement escorté par un bateau de sauvetage espagnol vers le port de Tanger Med, au Maroc. Cette manœuvre illustre la complexité de l’application des sanctions internationales dans les eaux méditerranéennes.

**Renforcement de l’axe Pékin-Moscou**

Sur le plan géopolitique, l’alliance entre la Chine et la Russie continue de se consolider. Les médias d’État chinois rapportent que le ministre de la Défense, Dong Jun, s’est entretenu par vidéo avec son homologue russe, Andrei Belousov. Pékin a réaffirmé sa volonté de renforcer la « coordination stratégique » avec Moscou et d’améliorer conjointement leur capacité à répondre aux risques. Selon l’agence Xinhua, la Chine souhaite « mettre en œuvre le consensus important atteint par les deux chefs d’État » et enrichir la substance de leur coopération militaire.

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