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Panel d’AfricaJom : le nouveau domaine intégré aux piliers de la souveraineté

AfricaJom Center a réuni hier plusieurs experts et figures de la société civile pour analyser les nouvelles dynamiques de la souveraineté en Afrique. Dans un contexte mondial marqué par l’interdépendance, cette rencontre a permis d’examiner comment ce concept fondateur de l’État s’adapte face aux pressions économiques, sécuritaires et technologiques.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, la journée d’échanges a été introduite par Alioune Tine, Diakhouma Gassama et le professeur Ndèye Astou Ndiaye. Les premières thématiques ont abordé la défense nationale, avec les interventions du Général Makhtar Diop et du chercheur Yaya Niang. Ces panélistes ont rappelé que face aux menaces transnationales comme le terrorisme, la maîtrise des instruments de défense est primordiale, tout en soulignant qu’une autonomie sécuritaire totale est illusoire sans coopération internationale.

Sur le plan économique et monétaire, le professeur Amadou Aly Mbaye et l’économiste Chérif Salif Sy ont exposé les limites imposées par les conditionnalités financières mondiales. Les débats ont notamment mis en exergue la question du franc CFA. Les intervenants ont analysé la tension existante entre la stabilité macroéconomique et le besoin d’une maîtrise accrue de la politique monétaire, évoquant l’évolution vers une monnaie régionale comme une redéfinition possible de l’autonomie.

Au-delà de ces piliers classiques, le panel a intégré une nouvelle dimension stratégique à la notion d’indépendance de l’État : la souveraineté numérique. Cheikh Fall, président d’AfrikTivistes, et Wedji Kane Dia, spécialiste en intelligence artificielle, ont détaillé l’urgence pour les pays africains de maîtriser leurs infrastructures technologiques. Ils ont prévenu que la dépendance aux plateformes globales constitue une vulnérabilité tout aussi critique que les fragilités économiques ou sécuritaires.

Les experts ont également relevé que l’intégration sous-régionale, via des institutions telles que la CEDEAO, ne s’oppose pas à la souveraineté, mais agit au contraire comme un levier pour peser sur la scène internationale. La rencontre s’est conclue sur le constat d’une souveraineté désormais éclatée en plusieurs secteurs, exigeant une gouvernance interne rigoureuse et une implication citoyenne qui dépasse le simple cadre électoral.

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