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OIF, l’identité de l’adversaire de la RDC opposée à Louise Mushikiwabo

Le gouvernement rwandais intensifie ses efforts diplomatiques pour assurer un troisième mandat à Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Une récente mission à Tunis a permis de consolider les appuis en vue de l’élection prévue en fin d’année.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, s’est rendu dans la capitale tunisienne le mercredi 15 avril pour s’entretenir avec le président Kaïs Saïed. Selon les informations rapportées par Agence Afrique, l’émissaire a transmis un message spécial du président Paul Kagame visant à solliciter l’appui de la Tunisie pour la candidature de l’actuelle Secrétaire générale de l’OIF. Cette démarche intervient une semaine environ après une visite similaire effectuée au Tchad.

Les discussions ont également permis d’aborder le renforcement des liens bilatéraux. Le ministère tunisien des Affaires étrangères a confirmé, par voie de communiqué, l’engagement des deux États à maintenir des consultations régulières. Ce rapprochement se traduit par un principe de soutien mutuel pour les candidatures respectives aux postes de responsabilité au sein des instances régionales et internationales.

Le scrutin pour la direction de la Francophonie se tiendra en novembre prochain, lors du sommet de l’OIF prévu au Cambodge. Dans sa quête d’un nouveau mandat, l’ancienne cheffe de la diplomatie rwandaise fera face à Juliana Amato Lumumba, la candidate officiellement portée par la République démocratique du Congo (RDC). Ce face-à-face électoral s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions diplomatiques persistantes entre Kigali et Kinshasa.

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Un commentaire

  1. Pour de nombreux critiques, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) n’a jamais réussi à devenir un levier de développement.
    Au contraire, certains analystes estiment qu’elle fonctionne comme un système d’inertie, un cadre institutionnel qui entretient plus qu’il ne corrige les déséquilibres hérités de l’histoire.

    Selon cette lecture, l’OIF :
    n’offre pas de mécanismes économiques structurants, contrairement au Commonwealth qui s’appuie sur des normes juridiques, des accords commerciaux et un marché linguistique intégré ;

    – -reste centrée sur la diplomatie culturelle, sans outils concrets pour transformer les économies de ses membres ;

    – -ne parvient pas à réduire les écarts de développement entre ses États, dont plusieurs figurent parmi les plus pauvres du monde ;

    – -ne produit pas d’effets mesurables sur la croissance, l’industrialisation ou la stabilité institutionnelle.

    Dans cette perspective, l’OIF apparaît moins comme un moteur que comme un cadre symbolique, incapable de modifier les trajectoires économiques de ses membres.
    Les critiques les plus sévères vont jusqu’à affirmer que la Francophonie institutionnelle fige les rapports de dépendance, au lieu de créer un espace de prospérité partagée.

    Haïti est souvent cité comme exemple emblématique : membre fondateur, pays francophone historique, mais toujours classé parmi les États les plus fragiles du monde.
    Pour ces observateurs, cela illustre l’échec d’une organisation qui n’a pas su devenir un outil de transformation.

    En conclusion l’OIF est un moteur de sous développement.

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