L’aviation israélienne a mené de nouvelles frappes meurtrières dans le sud du Liban ce vendredi. Les bombardements, qui ont ciblé plusieurs localités, ont causé la destruction totale de résidences et fait de nombreuses victimes, s’inscrivant dans une escalade militaire qui marque une rupture avec les récents accords de cessez-le-feu.
L’attaque principale s’est produite dans la ville de Dweir, située dans le district de Nabatieh. Selon les données de l’Agence nationale d’information (NNA) relayées par l’agence Anadolu, des avions de chasse israéliens ont visé un bâtiment de trois étages. La bâtisse, qui appartenait à l’ancien officier de l’armée libanaise Youssef Reda Rammal, a été entièrement détruite. L’ancien militaire a perdu la vie dans ce raid, aux côtés de son épouse Nidal Hteit et de leur fille. Un ressortissant syrien et sa femme figurent également parmi les cinq personnes tuées lors de cette frappe.
Le bilan fait par ailleurs état de neuf blessés. Parmi les personnes touchées se trouve l’ancien maire de la commune de Dweir, Ibrahim Reda Rammal. L’impact des bombardements a provoqué des dégâts considérables dans le secteur, réduisant des dizaines de maisons environnantes à l’état de ruines et incendiant plusieurs véhicules. Les équipes de la défense civile et les secouristes ont été immédiatement déployés pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de la zone, tandis que des appels d’urgence ont été lancés pour acheminer des engins lourds afin de rechercher d’éventuels survivants sous les décombres.
Cette opération militaire a touché d’autres secteurs de la région. L’aviation israélienne a également frappé une habitation dans le quartier d’Al-Tughra, à Harouf. D’autres raids distincts ont détruit un bâtiment situé en face du collège secondaire Bilal Fahs dans la ville de Toul, ainsi qu’une cible dans la localité de Kawthariyet al Riz.
Ces événements s’inscrivent dans une intensification globale des opérations israéliennes à travers le Liban. Depuis lundi, les différentes frappes ont coûté la vie à plus de 120 personnes et fait près de 700 blessés, en lien avec les affrontements transfrontaliers impliquant le Hezbollah. Selon Anadolu, cette dynamique intervient en violation directe de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2024. Elle s’ajoute à un contexte régional particulièrement tendu, marqué par une offensive plus large contre l’Iran ayant fait environ 1 230 morts depuis samedi, dont de hauts responsables iraniens. Depuis l’escalade du conflit en guerre à grande échelle en septembre 2024, le bilan au Liban dépasse les 4 000 morts et 17 000 blessés.