Le Proche-Orient traverse une nouvelle zone de turbulences majeures. À la suite de frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien ce samedi, Téhéran a déclenché une vaste riposte militaire. Une escalade qui a immédiatement poussé les chancelleries occidentales à activer leurs protocoles de sécurité.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, les ambassades de France au Proche-Orient ont appelé leurs ressortissants à faire preuve de la plus grande prudence. En Israël, la représentation diplomatique française a notifié l’instauration de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire. Ce dispositif exceptionnel se traduit par des consignes strictes : obligation de rester à proximité d’un abri, interdiction formelle des rassemblements et suspension de toute activité professionnelle ou éducative non essentielle. Parallèlement, l’espace aérien israélien a été fermé jusqu’à nouvel ordre, paralysant les vols commerciaux, bien que les frontières terrestres demeurent ouvertes.
Cette vague d’alertes fait suite à une offensive matinale menée par Washington et Tel-Aviv. Le ministère israélien de la Défense a annoncé le lancement d’une attaque préventive, tandis que le président américain Donald Trump a déclaré avoir déclenché une opération d’envergure. Les frappes ont visé plusieurs points stratégiques en Iran, touchant la capitale Téhéran, ainsi que les villes d’Ispahan, Karadj, Qom, Tabriz, Chiraz, Bouchehr, Kermanshah et Ilam.
La réaction iranienne ne s’est pas limitée au territoire israélien. Si l’armée iranienne a dirigé des dizaines de missiles balistiques et de drones vers Israël, elle a également élargi son rayon d’action. Les forces de Téhéran ont ciblé par des frappes de missiles les bases militaires américaines réparties dans cinq pays de la région : Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et la Jordanie. Les autorités iraniennes ont notamment précisé avoir touché la base navale américaine située à Bahreïn.
Cette nouvelle confrontation directe s’inscrit dans un climat de belligérance continue. En juin dernier, un précédent conflit de douze jours entre Israël et l’Iran avait déjà culminé avec le bombardement de trois sites nucléaires iraniens par les forces américaines.