Offensive de Washington et Tel-Aviv en Iran : Moscou s’engage à soutenir la procédure d’urgence exigée par Téhéran.

L’opération militaire menée conjointement par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien provoque une onde de choc diplomatique immédiate. Face à l’escalade, la diplomatie russe est rapidement montée au créneau pour dénoncer l’offensive, tout en s’alignant sur la stratégie de riposte institutionnelle préparée par les autorités iraniennes.

Selon l’agence Anadolu, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fermement condamné cette intervention qualifiée d’« attaque armée non provoquée » dans un communiqué officiel. Lors d’un échange téléphonique samedi avec son homologue iranien, Seyed Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie russe a souligné que ces frappes bafouaient les principes du droit international, ignorant les conséquences graves pour la stabilité mondiale et régionale. Il a formellement appelé à l’arrêt immédiat des hostilités pour privilégier un retour à la voie diplomatique.

De son côté, le ministre iranien a détaillé les mesures de défense déployées face à l’intervention militaire. C’est dans ce cadre qu’il a dévoilé la manœuvre immédiate de Téhéran : la convocation en urgence d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. Une démarche qui a immédiatement reçu l’aval de Moscou. Sergueï Lavrov a en effet confirmé la disponibilité de la Russie à peser au sein de cette instance onusienne pour faciliter une résolution pacifique basée sur l’équilibre des intérêts et le respect mutuel.

Sur le terrain, l’offensive israélienne, baptisée « Lion’s Roar », a été lancée tôt samedi, poussant Tel-Aviv à décréter un état d’urgence « spécial et immédiat » sur l’ensemble de son territoire. Le président américain, Donald Trump, a confirmé l’engagement de ses troupes dans des « opérations de combat majeures » en Iran, justifiant cette action par la nécessité de défendre le peuple américain en éliminant des menaces imminentes. Une position appuyée par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a évoqué une opération conjointe destinée à neutraliser une « menace existentielle » posée par le régime iranien.

Cette flambée de violence intervient alors que des pourparlers sur le programme nucléaire iranien se tenaient encore à Genève jusqu’à jeudi dernier, sous la médiation d’Oman. Le contexte sécuritaire s’inscrit dans la continuité des événements de juin dernier, lors desquels les États-Unis avaient ciblé trois sites nucléaires iraniens au cours d’un conflit de douze jours entre Israël et l’Iran.

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Un commentaire

  1. Bjr je veux la paix , quand deux armées se font la guerre , c’est comme une armée qui se suicide

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