Le Moyen-Orient traverse une zone de turbulences majeures. Alors que les opérations militaires s’intensifient dans la région, les canaux diplomatiques s’activent pour tenter d’endiguer la crise. C’est dans ce climat de haute tension que l’Espagne vient d’intervenir au plus haut niveau de l’État, ciblant spécifiquement la situation au Liban.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a eu un entretien téléphonique ce jeudi avec le président libanais Joseph Aoun. Les échanges ont principalement porté sur la dégradation sécuritaire à Beyrouth et sur l’ensemble du territoire libanais. Le chef du gouvernement espagnol a utilisé ce canal direct pour exiger un arrêt immédiat des violences, déclarant sur le réseau social X : « Assez d’escalades. Plus de destruction. »
Au-delà de cette fermeté diplomatique, Madrid a formulé un engagement matériel précis. Pedro Sanchez a garanti au chef de l’État libanais que son pays déploierait un « plein soutien et l’aide humanitaire » nécessaires pour secourir les milliers de civils poussés à l’exode par les récents bombardements. Une prise de position qui s’inscrit dans la ligne directrice de la politique étrangère espagnole, résumée par le Premier ministre par un mot d’ordre strict : « Non à la guerre. »
Cette démarche intervient dans un contexte régional particulièrement instable. Le 28 février dernier, des frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël ont visé l’Iran, entraînant la mort du guide suprême Ali Khamenei ainsi que de plusieurs hauts commandants. Une opération d’envergure qui a précipité la région dans l’incertitude, poussant notamment Washington à ordonner l’évacuation de son personnel non essentiel de cinq pays voisins. Dans la foulée de ces événements, les forces israéliennes ont élargi leur champ d’action au Liban, malgré le cessez-le-feu qui prévalait jusqu’ici avec le Hezbollah.