Niger : Au milieu des détonations nocturnes, les phénomènes lumineux observés par les témoins au-dessus de l’aéroport

La nuit de mercredi à jeudi a été particulièrement agitée dans la capitale nigérienne. Alors que les habitants de Niamey dormaient, de lourdes détonations et des tirs nourris ont brisé le silence autour de la zone stratégique de l’aéroport international Diori-Hamani. Si le calme est revenu quelques heures plus tard, la nature précise de l’incident et les cibles potentielles suscitent de nombreuses interrogations au sein de la population.

Selon les informations rapportées par notre confrère Sud Quotidien, les premiers tirs ont retenti peu après minuit (23 h GMT). Les riverains des quartiers jouxtant l’aéroport ont décrit une ambiance de guerre, marquée par des échanges de feux intenses qui ont duré près de deux heures. Vers 2 heures du matin (1 h GMT), l’intensité des combats a diminué, laissant place à un calme précaire, ponctué par les sirènes des sapeurs-pompiers se dirigeant vers les lieux.

Des indices visuels pointant vers une menace aérienne

Au-delà du bruit des armes automatiques, ce sont les phénomènes observés dans le ciel qui donnent une indication sur la nature de l’affrontement. Des images amateurs, filmées par des témoins sur place, montrent de longues traînées lumineuses déchirant l’obscurité. Ces traces sont caractéristiques de l’activation d’une défense anti-aérienne, suggérant une tentative d’intrusion par voie des airs, possiblement par des drones.

D’autres séquences, bien que non authentifiées de manière indépendante par l’AFP, laissent apercevoir des flammes s’élevant sur plusieurs mètres et des véhicules calcinés, témoignant de la violence de l’incident. Conséquence immédiate de cette insécurité : un vol commercial en provenance d’Alger, qui devait atterrir à Niamey, a été dérouté vers le Burkina Faso, selon le compte d’analyse en sources ouvertes « Brant ».

Une zone de haute importance stratégique

Le choix de ce périmètre n’est pas anodin. L’aéroport international de Niamey, situé à une dizaine de kilomètres seulement de la présidence occupée par le général Abdourahamane Tiani, est un véritable nerf de la guerre pour le régime militaire. Il abrite non seulement une base de l’armée de l’air nigérienne et le quartier général de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), mais aussi une base de drones récemment construite.

Un autre détail crucial pourrait expliquer la sensibilité de la zone : une importante cargaison d’uranium est actuellement entreposée dans les hangars de l’aéroport, en attente d’exportation. Cette ressource, vitale pour l’économie du Niger, représente un enjeu sécuritaire majeur.

Un contexte sécuritaire volatile

Cet événement survient alors que le Niger, membre de l’AES aux côtés du Mali et du Burkina Faso, continue de faire face à une pression jihadiste constante. Malgré la rupture avec la France et la mise en place d’une force conjointe de 5 000 hommes, les violences perpétrées par les groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique persistent. Selon l’ONG ACLED, ces conflits ont causé près de 2 000 morts dans le pays en 2025. Dans la confusion de la nuit, des partisans du régime ont brièvement appelé à la mobilisation populaire pour « défendre le pays », illustrant la nervosité ambiante dans la capitale.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

2 commentaires

    • Ndiaye . Tu es un pauvre type . Aes n’est pas dictateur . Ils veulent se débarrasser des esclavagistes occidentaux . Si toi tu veux toujours continuer à être esclavagisé c’est ton problème. Tu fais partie de ces esclaves qui libérés reviennent à la maison du maître pour dire qu’ils savent où aller . Honte à toi ndiaye pauvre type inculte


Laisser un commentaire