Nguékokh : une femme enceinte sectionne le doigt de sa colocataire pour un impayé d’électricité

Une dispute autour d’une recharge électrique Woyofal de 5 000 francs CFA a viré au drame à Nguékokh, dans le département de Mbour. K. Cissokho, une femme enceinte, a sectionné d’une morsure l’annulaire de sa colocataire Y. Fall au terme d’une bagarre particulièrement violente. Placée en détention à la maison d’arrêt et de correction de Mbour, elle comparaît devant le tribunal de grande instance, dont le délibéré est attendu le 19 mai.

Les faits remontent à un conflit lié à plusieurs mois d’arriérés sur la facture d’électricité commune. Le mari de K. Cissokho, O. Sy., avait coupé le fil électrique alimentant les pièces de Y. Fall pour lui reprocher trois mois d’impayés. De retour chez elle et découvrant ses chambres plongées dans le noir, cette dernière avait alors coupé le disjoncteur général de la concession, privant l’ensemble des occupants d’électricité. Une première altercation avait éclaté dans la soirée.

Le lendemain, en l’absence de leurs maris, la tension est montée d’un cran. Une nouvelle bagarre a éclaté entre les deux femmes. Au cours de l’affrontement, K. Cissokho a saisi la main de Y. Fall et mordu son annulaire avec une telle violence qu’elle l’a sectionné complètement. La victime, transportée en urgence à l’hôpital, a obtenu un certificat médical attestant d’une incapacité temporaire de travail de trente jours. K. Cissokho, elle, a bénéficié d’un certificat de sept jours.

Les deux femmes ont déposé plainte à la brigade de gendarmerie de Nguékokh avant d’être déférées au parquet. Y. Fall a bénéficié d’une liberté provisoire, tandis que K. Cissokho, enceinte, a été maintenue en détention. À la barre, l’accusée a reconnu les faits tout en contestant leur déroulement. Elle affirme que c’est Y. Fall qui l’aurait mordue en premier à la mâchoire, et que le doigt de cette dernière serait entré dans sa bouche alors qu’elle appelait au secours. Une version fermement rejetée par la partie civile, qui réclame dix millions de francs CFA de dommages et intérêts. K. Cissokho, de son côté, en demande cinq millions. Le procureur de la République a requis l’application stricte de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré.

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