L’Union européenne suit de près les pourparlers qui se tiennent actuellement en Suisse entre Washington et Téhéran. Alors que des signaux positifs émanent de Genève concernant le dossier nucléaire, la Commission européenne a tenu à tempérer l’optimisme ambiant par un rappel ferme à l’ordre concernant la situation sécuritaire au Moyen-Orient.
Interrogé lors du point de presse quotidien à Bruxelles, Anouar El Anouni, porte-parole pour les affaires étrangères de la Commission de l’UE, a confirmé la lecture positive des événements récents. Notre rédaction note que le diplomate s’est félicité des informations rapportant des progrès tangibles dans les négociations bilatérales. Pour l’institution européenne, la voie diplomatique demeure « la seule issue possible » pour parvenir à une solution durable sur ce dossier complexe.
Cependant, cette validation des efforts diplomatiques s’accompagne d’une mise en garde explicite. Bruxelles redoute qu’un faux pas ne fasse basculer la situation. Anouar El Anouni a averti, selon Anadolu, que « l’escalade militaire risque d’entraîner de très lourdes conséquences pour la stabilité de la région ». Une déclaration qui vise à maintenir la pression sur les acteurs concernés pour éviter tout dérapage hors du cadre des discussions.
L’UE, qui assure être en contact avec toutes les parties prenantes, attend désormais des actes concrets. Le porte-parole a insisté sur le fait qu’il est « grand temps que l’Iran montre qu’il est sérieux » dans sa volonté de répondre aux inquiétudes de la communauté internationale. L’appel à la retenue et au respect du droit international reste, pour Bruxelles, la condition sine qua non pour éviter de nouvelles tensions dans la zone.