Multilatéralisme, sécurité, développement : Macky Sall expose ses priorités à l’ONU

L’ancien président sénégalais Macky Sall a défendu, mercredi à Organisation des Nations unies, une vision réformatrice du multilatéralisme, lors de son grand oral devant les 193 États membres, dans le cadre de la course au poste de secrétaire général. Ainsi, il plaide pour un multilatéralisme « réinventé».

Un plaidoyer pour un multilatéralisme “réinventé”

Face à une assemblée attentive, Macky Sall a appelé à « réinventer le multilatéralisme » pour l’adapter à « un monde en mutation rapide ». Il a insisté sur « l’urgence de restaurer la confiance entre les États » et de bâtir une ONU « plus efficace et plus crédible ».

Paix et sécurité au cœur du projet

L’ex-chef d’État a placé la stabilité internationale au centre de son programme, estimant que « la prévention des conflits doit primer sur leur gestion ». Il a également plaidé pour « un rôle renforcé de l’ONU dans la gestion des crises » et une « meilleure protection des populations vulnérables ».

Justice économique et soutien au Sud

Sur le plan économique, Macky Sall a mis en avant les déséquilibres mondiaux, évoquant « le poids insoutenable de la dette » et « les inégalités persistantes ». Il a appelé à « un système international plus équitable », avec « un soutien accru aux économies fragiles ».

Réforme de la gouvernance mondiale

Point central de son intervention, la réforme du Conseil de sécurité. Il a réitéré la nécessité d’« une représentation plus juste, notamment pour l’Afrique », défendant une ONU « plus inclusive et mieux représentative des réalités contemporaines ».

Trois axes structurants

Son projet s’articule autour de trois priorités clairement énoncées : « paix et sécurité », « développement durable » et « gouvernance mondiale », qu’il présente comme « indissociables ».

L’argument de l’expérience

Macky Sall a mis en avant son parcours à la tête du Sénégal, soulignant « douze années d’expérience dans la gestion des crises et le dialogue international ». Un atout, selon lui, pour « fédérer et agir efficacement » à l’échelle globale.

Une compétition ouverte

Le candidat sénégalais est en lice face à plusieurs profils de poids, dont Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Michelle Bachelet. Dans cette compétition, il entend porter « la voix de l’Afrique » sur la scène internationale.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire