Moussala : le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé soutient les forces frontalières

À la frontière entre le Sénégal et le Mali, les agents chargés de la sécurité font face à un important trafic routier et à de longues attentes. La visite de Makhtar Cissé à Moussala s’inscrit dans une tournée consacrée aux conditions de travail des forces déployées dans les zones frontalières, où la coordination entre les deux pays constitue aussi un enjeu de lutte contre le terrorisme.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique s’est rendu sur place à la demande du président de la République et du Premier ministre. Accompagné du directeur général de la Police nationale et de responsables des services mobilisés à la frontière, il a indiqué être venu prendre connaissance de la situation des agents et leur transmettre le soutien des autorités.

Cette coopération bilatérale figure également au plus haut niveau politique. À Bamako, le 28 juillet 2026, Bassirou Diomaye Faye a déclaré, aux côtés du général Assimi Goïta, la « disponibilité du Sénégal à accompagner le Mali » dans la lutte contre le terrorisme. Il a appelé à renforcer les échanges entre les deux pays et dans les instances régionales dont ils sont membres, sans mentionner la Cédéao. À Moussala, Makhtar Cissé a, lui, insisté sur la coordination entre policiers, gendarmes, militaires, agents des Eaux et Forêts et douaniers, ainsi que sur la coopération avec les autorités territoriales, les collectivités locales et les populations. « La sécurité, c’est une affaire de tout le monde », a-t-il rappelé.

Le corridor est emprunté par un flux important de véhicules. Les files peuvent s’étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres et l’attente atteindre plusieurs jours. Le ministre a souligné que ces délais et leurs conditions rendaient préoccupante la situation sanitaire des personnes bloquées.

Malgré ces contraintes, Mouhamadou Makhtar Cissé a salué l’engagement des agents déployés sur cette frontière et exprimé sa fierté de leur travail. EMedia rapporte ses propos : « Nos agents tiennent la tête haute. » Le reportage est signé Ibrahima Sorry Kalloga, à Kédougou.

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