Les efforts diplomatiques se poursuivent pour maintenir le cessez-le-feu de deux semaines en vigueur entre les États-Unis et l’Iran. Après une première session de discussions au Pakistan, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif entame une nouvelle tournée pour consolider son rôle de médiateur.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Shehbaz Sharif a annoncé son intention de se rendre en Arabie Saoudite et en Turquie cette semaine, afin de préparer un deuxième round de négociations. Cette initiative est soutenue par le président pakistanais Asif Ali Zardari, qui a exhorté son gouvernement à maintenir l’engagement avec les différentes puissances pour pérenniser la trêve actuelle. Celle-ci a temporairement mis fin aux frappes américaines et israéliennes ciblant l’Iran.
Malgré l’absence de résultats à l’issue des 21 heures d’entretiens directs entre le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, achevés dimanche, la perspective de nouveaux échanges se précise. Lors d’une interview accordée au New York Post mardi, le président américain Donald Trump a indiqué que les discussions pourraient reprendre au Pakistan dans les deux prochains jours. Initialement annoncée en Europe par Donald Trump, la suite des tractations a désormais plus de chances de se tenir à Islamabad, le dirigeant américain ayant publiquement salué le travail du chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir.
Toutefois, d’après l’agence Associated Press, si Washington et Téhéran ont accepté le principe de nouveaux pourparlers, le calendrier et la composition des délégations restent à définir. Le lieu n’est pas non plus définitivement arrêté, les villes d’Islamabad et de Genève étant actuellement à l’étude pour accueillir ces échanges.
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a rencontré le vice-Premier ministre pakistanais mardi, juge « hautement probable » la reprise du dialogue. Il a néanmoins rappelé la complexité du dossier, estimant qu’il est irréaliste d’attendre une résolution rapide et soulignant la nécessité d’un cessez-le-feu prolongé. Parallèlement, l’armée américaine maintient un blocus naval des ports iraniens, en riposte aux restrictions imposées par l’Iran dans le détroit d’Ormuz, une situation à l’origine de la flambée des prix mondiaux du pétrole.
Kamal Hyder, correspondant d’Al Jazeera à Islamabad, précise que « la chose la plus importante à prendre en considération est le fait que le cessez-le-feu tient toujours ». Il ajoute qu’un autre indicateur majeur réside dans la reconnaissance, par les États-Unis et l’Iran, du maintien de canaux de communication ouverts. De son côté, l’agence iranienne Tasnim a rapporté un entretien téléphonique sur le sujet entre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et son homologue turc, Hakan Fidan.