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Mbour : arrêté pour crack, un faux médecin avoue huit ans d’avortements clandestins

Un ancien ambulancier et stagiaire en soins infirmiers, A.Z. Diallo, a été arrêté à Mbour alors que les gendarmes enquêtaient sur un trafic de crack. L’homme se faisait appeler « Dr Diallo » et pratiquait des interruptions de grossesse illégales dans son appartement depuis près de huit ans.

La perquisition qui a tout changé

L’affaire a débuté le 11 juin 2026, après le signalement d’un vaste réseau de crack reliant Dakar à Mbour, selon L’Observateur. Les enquêteurs de la brigade de recherches de Saly, selon dakaractu, ont mené une descente nocturne au domicile de Diallo, où ils l’ont trouvé en compagnie de M. Ba, un présumé trafiquant. Tous deux étaient en train de consommer du crack.

Mais en fouillant l’appartement, les gendarmes ont fait une découverte plus troublante : dans une chambre, une patiente allongée était sous perfusion, juste après avoir subi un avortement. La perquisition a mis au jour un véritable arsenal médical : douze boîtes vides de Misodia, un oxymètre de pouls, des médicaments abortifs, une blouse blanche de la clinique « Urgences 24 », ainsi que des cachets professionnels au nom de cette structure et d’une autre, « Asta Seck ».

Le faux médecin passé aux aveux

D’abord négateur, A.Z. Diallo a fini par reconnaître les faits devant le tribunal de grande instance de Mbour. Il a admis avoir proposé des avortements clandestins à des patientes pendant huit ans. L’ancien ambulancier n’en était pas à son premier écart. La directrice d’« Urgences 24 » a raconté qu’il y avait travaillé de 2018 à 2021, avant d’être licencié pour des agissements similaires. Le responsable de la clinique « Asta Seck » a mis fin à son stage quand il n’a pu présenter de diplôme.

Cette affaire s’ajoute à un autre dossier récent. En janvier 2026, la brigade de Saly Portudal avait démantelé un réseau d’avortements clandestins structuré, impliquant une déléguée médicale, un faux médecin et un fournisseur de médicaments. Les produits abortifs provenaient de Dakar et étaient revendus jusqu’à 15 000 francs CFA la boîte.

À l’audience, le procureur a requis deux ans de prison ferme contre Diallo et son coaccusé M. Ba, qui nie toute implication dans les activités médicales. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 30 juin.

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