Après le Sénégal mercredi, le président de la Confédération africaine de football a foulé le sol du Maroc ce jeudi. Dans une déclaration à la presse, Patrice Motsepe est revenu sur la finale de la CAN Sénégal–Maroc, émaillée d’incidents.
Revenant sur les incidents ayant marqué la finale de la CAN 2025, il n’a pas caché sa frustration : « Je suis extrêmement déçu », a-t-il martelé, reconnaissant des failles dans l’application des règlements.
Face à cette situation, la CAF annonce des réformes : « Nous allons apporter des changements à nos statuts et règlements, certaines règles doivent être révisées », a-t-il déclaré, tout en rappelant que les normes actuelles sont « de niveau mondial » car alignées sur celles de la FIFA.
Le dirigeant africain a également insisté sur la nécessité de sanctions plus dissuasives. « Les punitions doivent être proportionnelles et appropriées », afin de garantir le respect strict des règles.
Objectif affiché, restaurer l’autorité et l’image du football africain. « Je suis déterminé à faire en sorte que le football africain soit respecté et pleinement compétitif », a-t-il ajouté.
𝗗𝗿 𝗣𝗮𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲 𝗠𝗼𝘁𝘀𝗲𝗽𝗲 🎙️🇲🇦
« 𝗝𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗮𝘂 𝗠𝗮𝗿𝗼𝗰 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗲𝘅𝗽𝗿𝗶𝗺𝗲𝗿 𝗺𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗼𝗻𝗱 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹 𝗲𝗻𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗺𝗮𝗿𝗼𝗰𝗮𝗶𝗻 .. 𝗲𝘁 𝗲𝗻𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗮 𝗙𝗥𝗠𝗙 𝗲𝘁 𝗦𝗮 𝗠𝗮𝗷𝗲𝘀𝘁𝗲́… pic.twitter.com/2bLZhJ1QDd
— Izem Anass (@Izemanass) April 9, 2026
Qu’on se le dise : le grand retour de Monsieur «Je‑Ne‑Suis‑Responsable‑De‑Rien » n’a rien d’un événement diplomatique. C’est un spectacle. Une tournée. Une parade de déni emballée dans un costume trop serré pour contenir l’ampleur du fiasco.
Le voilà donc, descendant de l’avion avec l’assurance d’un chef d’orchestre qui arrive après le concert, persuadé que les fausses notes ne sont pas de son fait.
Le voilà, découvrant avec la stupeur d’un touriste qui tombe sur un panneau “travaux” les failles organisationnelles de la CAN 2026.
Comme si ces failles n’avaient pas été creusées à la pelleteuse, consolidées au béton armé, puis inaugurées en grande pompe depuis des mois.
Et le voilà, soudain prêt à « sauver la dignité ». La sienne, celle de l’institution, celle de l’événement on ne sait plus très bien.
On dirait un magicien qui revient sur scène pour récupérer son chapeau, oubliant qu’il a lui‑même fait disparaître le lapin.
Alors, pourquoi ce pèlerinage express au Sénégal ?
Pour couper un ruban ?
Pour poser devant un bâtiment flambant neuf ?
Pour cocher la case « visite patrimoniale » à Gorée, histoire de donner un vernis culturel à un déplacement improvisé ?
Non.
Il vient pour la patate chaude.
La patate brûlante.
La patate incandescente que représente le forfait du Sénégal devenu symbole d’un chaos si spectaculaire qu’il ferait rougir un scénariste de série politique.
Car le monde du football, unanime pour une fois, a levé les yeux au ciel.
Analystes, supporters, observateurs : tous ont vu dans cette décision un chef‑d’œuvre d’absurdité administrative.
Une absurdité qui n’est pas tombée du ciel, mais qui s’est construite patiemment, méthodiquement, comme un monument à la désorganisation.
Et c’est là que notre héros entre en scène.
Non pas pour réparer, mais pour expliquer.
Non pas pour assumer, mais pour diluer.
Non pas pour redresser la barre, mais pour repeindre le navire qui prend l’eau.
Car la fédération cette institution qui avance comme un bateau sans gouvernail, sans carte, sans boussole a besoin d’un visage.
D’un discours.
D’un coup de peinture fraîche.
Notre point de vu a nous, lui, n’a besoin que d’une chose : constater.
Constater que derrière les sourires, les poignées de main et les communiqués, il ne reste qu’un constat accablant :
une organisation qui trébuche, une crédibilité qui s’effrite, et un spectacle qui, malgré lui, tourne à la farce.