Maroc : Avec 51 milliards de dirhams mobilisés, l’infrastructure stratégique qui doit redéfinir la souveraineté énergétique du Royaume

C’est une étape décisive pour l’économie du Royaume chérifien qui s’est jouée ce mercredi au Palais royal de Casablanca. Sous la présidence du Roi Mohammed VI, les autorités marocaines ont passé en revue les derniers préparatifs d’un chantier titanesque, conçu pour compléter le succès de Tanger Med et renforcer l’autonomie énergétique du pays.

À l’approche de son entrée en service, le complexe portuaire et industriel de Nador West Med fait l’objet d’un suivi rigoureux au sommet de l’État. Selon les informations rapportées par Agence Afrique, cette réunion de travail a permis de valider l’état d’avancement de ce projet structurant, dont l’exploitation officielle est annoncée pour le quatrième trimestre de 2026, avec une mise en service progressive de certains terminaux dès cette année.

Une nouvelle plateforme pour la souveraineté énergétique

Au-delà de sa dimension logistique, ce projet se distingue par son rôle central dans la stratégie énergétique du Maroc. Fouad Brini, président du conseil d’administration de Nador West Med, a confirmé lors de son exposé devant le Souverain que les infrastructures de base sont désormais achevées. Cela comprend 5,4 kilomètres de digues et 4 kilomètres linéaires de quais.

Le point névralgique du complexe réside dans sa capacité à accueillir le tout premier terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) du Royaume. Cette installation, d’une capacité annuelle de cinq milliards de mètres cubes, sera couplée à un terminal hydrocarbures. Cette composante est qualifiée de « stratégique » par les autorités pour assurer la souveraineté énergétique nationale. À son démarrage, le port affichera une capacité de traitement de 35 millions de tonnes de vrac liquide et solide, ainsi que de cinq millions de conteneurs.

Un investissement global de 51 milliards de dirhams

L’ampleur du projet se mesure également aux capitaux engagés. L’ensemble du complexe a mobilisé un investissement total de 51 milliards de dirhams (MMDH), réparti entre fonds publics et privés. À ce stade, les investissements privés confirmés s’élèvent à 20 milliards de dirhams. Le port s’adosse à une zone d’activités industrielles et logistiques de 700 hectares, où plusieurs opérateurs internationaux ont déjà réservé leurs parcelles.

Pour garantir la réussite de ce lancement, le Roi Mohammed VI a délivré des instructions précises visant l’accompagnement humain du projet. L’accent est mis sur la mise en œuvre rapide de programmes de formation spécifiques. L’objectif est double : faciliter l’installation des investisseurs et assurer l’insertion professionnelle des jeunes de la région. Le Souverain a insisté pour que les retombées économiques de Nador West Med profitent à l’ensemble des provinces environnantes, exigeant l’élaboration d’un plan d’action multidimensionnel pour le développement territorial.

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