La plainte déposée par Pape Abdoulaye Touré au sujet de violences subies en juin 2023 a conduit aux premières inculpations dans ce dossier. Les premiers inculpés des manifestations de 2021-2024 sont quatre agents du Coud et vigiles, dont les situations judiciaires diffèrent.
Djibril Gaye, agent de sécurité au Centre des œuvres universitaires de Dakar, a été inculpé pour association de malfaiteurs, crime contre l’humanité et actes de torture. Il a ensuite été placé sous mandat de dépôt. L’intéressé conteste les faits. Ses conseils ont notamment invoqué sa situation familiale, sa résidence fixe à Dakar et sa collaboration avec les enquêteurs pour demander une liberté provisoire ou un contrôle judiciaire, sans succès.
Son collègue Djibril Diaw a fait l’objet d’un retour de parquet et devait connaître la décision des autorités judiciaires le mercredi suivant. Amadou Guindo Traoré, qui travaillait au domicile de l’ancien ministre de la Jeunesse, a été poursuivi pour les mêmes chefs, mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Cheikh Tidiane Cissé, dit « Kabakrou », a également été concerné par un retour de parquet.
Comme l’écrit senenews, la procédure fait suite à la plainte du 9 septembre 2023 de Pape Abdoulaye Touré, qui affirme avoir subi des actes de torture pendant les violences de juin 2023. Elle vise aussi d’anciens responsables, parmi lesquels Pape Malick Ndour, Antoine Félix Diome et le général Moussa Fall, sans qu’ils soient inculpés à ce stade. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
Après ces premières étapes judiciaires, une marche pacifique a été annoncée à Dakar pour le samedi 11 avril, de 10 heures à 15 heures, entre le Casino Liberté et le rond-point Jet d’Eau.




