Dix-neuf recommandations ont été formulées pour répondre aux difficultés du dialogue social et anticiper les évolutions du monde du travail. Mamadou Lamine Dianté souhaite notamment que la concertation devienne un réflexe régulier de gouvernance. Il préside le Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), dont les acteurs se sont réunis à Saly-Portudal pour leur 41e Assemblée plénière.
Le ministre a présenté ces pistes lors d’un symposium organisé par le Conseil national du patronat (CNP). Selon l’APS, elles portent entre autres sur la stabilité sociale, la recherche d’un équilibre entre les intérêts et le suivi tripartite de la mise en œuvre du pacte social. Les recommandations de Mamadou Lamine Dianté comprennent aussi le renforcement des cadres permanents de concertation et des capacités des acteurs.
L’urgence de ces mécanismes se mesure aussi aux tensions autour des réformes du travail. Le 16 juillet, le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a menacé de déclencher une grève générale de 72 heures si l’exécutif maintenait ses projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Face à la grogne syndicale, le président Bassirou Diomaye Faye a instruit le Premier ministre de réunir sans tarder le Comité de suivi du Pacte national de stabilité sociale.
Dans ce contexte, Mamadou Lamine Dianté a également évoqué la modernisation des mécanismes de régulation et le développement de modes alternatifs de règlement des différends. Il a estimé que les changements économiques, technologiques et organisationnels touchent notamment les formes d’emploi, les qualifications, la productivité, les conditions de travail, la protection sociale et l’organisation du travail.
Dans son intervention, il a défendu une vision gouvernementale visant à créer un environnement où chacun puisse investir, entreprendre, travailler et négocier dans le respect du droit et des responsabilités de tous.





