Que se passe-t-il de nouveau à Kidal, alors que la ville reste au cœur des combats dans le nord du Mali ? Dimanche matin, plus d’une dizaine de frappes aériennes attribuées aux Forces armées maliennes ont été signalées dans cette région, d’après plusieurs sources locales et sécuritaires contactées dans le cadre de ces informations. L’opération, décrite comme une offensive aérienne d’envergure, viserait la ville et ses alentours.
Kidal occupe une place centrale dans le conflit en cours. La zone est présentée comme un théâtre d’affrontements entre les forces gouvernementales, les rebelles du Front de libération de l’Azawad et leurs alliés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda. Dans ce contexte, un décalage ressort nettement : les frappes se multiplient, mais l’état-major malien n’avait encore diffusé aucun communiqué officiel au moment des faits rapportés, selon Anadolu Agency. Un message publié récemment par Africa Corps indiquait toutefois que ses instructeurs continuaient de former les FAMa, notamment pour des opérations de recherche et d’attaque héliportées.
Cette nouvelle séquence intervient après d’autres opérations menées quelques jours plus tôt. Dans la nuit du 13 au 14 mai, l’armée malienne avait déjà conduit au moins quatre frappes sur Kidal. Plus tôt encore, le Front de libération de l’Azawad avait affirmé, le 25 avril 2026 au soir, avoir pris le « contrôle total » de la ville avec l’appui du JNIM. De leur côté, les autorités de transition avaient soutenu avoir contenu des attaques coordonnées menées le même jour contre plusieurs villes, dont Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal. Le gouvernement avait alors fait état de 16 blessés parmi les civils et les militaires, tout en affirmant que plusieurs assaillants avaient été neutralisés et que les zones visées avaient été reprises.
Sur les réseaux sociaux, des membres et sympathisants du FLA ont aussi accusé Africa Corps d’avoir utilisé des « bombes atomiques » lors de frappes à Aguelhoc. À ce stade, aucune source indépendante n’a confirmé ces accusations. La situation reste donc marquée par une forte intensité militaire, mais aussi par des versions opposées sur le terrain.