Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques terroristes perpétrées au Mali le 25 avril 2026 ainsi que celles survenues les jours suivants, notamment le 6 mai, ayant causé plusieurs morts et blessés.
Dans un communiqué publié vendredi à l’issue de consultations consacrées à la situation sécuritaire malienne, le Conseil a exprimé « sa plus profonde sympathie et ses condoléances » aux familles des victimes, ainsi qu’au peuple et aux autorités du Mali. Les membres ont également souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
Réaffirmant que le terrorisme demeure « l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales », le Conseil a insisté sur la nécessité de traduire en justice les auteurs, organisateurs, financiers et commanditaires de ces attaques.
Il a aussi appelé l’ensemble des États à coopérer activement avec les autorités maliennes, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.
Sur le terrain, les violences ont particulièrement touché la région de Bandiagara, où plus de cinquante personnes auraient été tuées lors d’attaques menées par des hommes armés non identifiés, selon des sources locales et administratives.
Le 6 mai, le village de Gomossogou, situé dans le cercle de Diallassagou, a été le théâtre d’une attaque particulièrement meurtrière ayant fait au moins 30 morts et causé d’importants dégâts matériels.
Le même jour, le village de Kori-Kori, dans la commune rurale de Doucombo, a également été ciblé, avec plus d’une vingtaine de victimes, principalement des jeunes.
À la suite de ces violences, deux ministres du gouvernement de Transition se sont rendus dans la cité de Nangabanou Tembely pour témoigner du soutien des autorités aux populations affectées.
Lors des échanges avec les habitants, les autorités locales ont plaidé pour un renforcement du dispositif sécuritaire dans cette zone.