À Université Gaston Berger ce weekend, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation continue de la situation sécuritaire au Mali, mettant en garde contre un risque de contagion vers les pays voisins, notamment le Sénégal.
Face à l’avancée persistante des groupes armés, il estime que les réponses exclusivement militaires ont montré leurs limites. « Il faut arrêter cette guerre-là. À la limite, il faut trouver de nouvelles voies pour régler le problème », a-t-il plaidé, appelant à « explorer des solutions innovantes », y compris l’ouverture de pistes de dialogue.
Pour l’ancien chef de la diplomatie, la complexité du conflit malien impose un changement de paradigme. Il défend l’idée d’un dialogue élargi, même avec certains acteurs armés, tout en mettant en garde contre « les discours polarisants » qui, selon lui, « aggravent les tensions » et compliquent toute sortie de crise.
Mais au-delà du Mali, Cheikh Tidiane Gadio insiste sur l’enjeu régional. « Il faut faire attention, ce qui se passe au Mali peut déborder », a-t-il averti, appelant à une coopération renforcée entre États ouest-africains pour contenir la menace terroriste.
Dans son analyse, deux trajectoires s’offrent à la sous-région : « celle de l’unité, de la stabilité et du développement », ou « celle de la fragmentation », marquée par les conflits et les pertes humaines. D’où son appel à une mobilisation collective pour endiguer l’insécurité et préserver la stabilité en Afrique de l’Ouest.
En filigrane, le message est clair : l’urgence est d’enrayer la progression des groupes armés au Mali, tout en évitant une extension de la crise à l’ensemble de la sous-région.
Allah Préserve-nous des oiseaux de mauvaise augure.
Aline
Il y a pas plus bete que les terrorostesafricains a la solde des arabes? Pourqioi ils font pas le terrorisme dand les pays arabes?
Senego arrêtez de mentir Gadio n’a nullement citer Le Senegal comme vous l’avez fait.
Le règlement de la crise malienne, par nature complexe et multidimensionnelle pour ne pas hdire hoolistique passe en grande partie par un retour à l’Accord d’Alger, parrainé par l’Algériequi de ce fait, devient incontournable.Cet accord constitue en effet le nœud gordien d’une crise qui n’a que trop duré. Sous la présidence de Ibrahim Boubacar Keïta, des avancées notables avaient été enregistrées, même si elles restaient fragiles. La junte au pouvoir a depuis reconsidéré cet acquis et l’a, de facto, relégué au second plan, contribuant à raviver les tensions.
Il apparaît aujourd’hui indispensable de réactiver cet accord, qui demeure un point focal dans la gestion de la question de l’Azawad et des revendications des groupes du Nord. Toutefois, sa relance ne saurait suffire à elle seule. Elle doit impérativement s’inscrire dans une démarche plus large, fondée sur l’organisation d’un dialogue national véritablement inclusif. Ce cadre devrait permettre de mettre sur la table l’ensemble des points de friction : gouvernance, sécurité, décentralisation, intégration des ex-combattants, justice transitionnelle et réconciliation nationale.
Ce n’est qu’après avoir posé ces bases qu’il sera possible d’envisager une sortie durable de la transition, à travers l’organisation d’élections présidentielles et législatives libres, transparentes et inclusives. Ces échéances démocratiques constituent des garanties essentielles pour restaurer la légitimité des institutions, favoriser la stabilité et consolider la paix.
À défaut d’une telle démarche, le Mali court le risque de sombrer davantage dans le chaos, avec une fragmentation progressive de l’État et du tissu social. Le danger est réel de voir s’installer une spirale de violences internes, où des Maliens en viendraient à s’affronter entre eux, alimentés par des logiques de stigmatisation et d’amalgames, certaines communautés étant accusées à tort ou à raison de connivence avec des groupes jihadistes.
Prévenir un tel scénario exi
Je ne sais pas qui des deux ont fait allusion au Sénégal mais qu’on nous épargne de ses allusions méchantes et irresponsables. Les autorités doivent êtres fermes
Le terrorisme islamiste a pour but de se développer dans toute l’Afrique de l’Ouest. Soyons vigilants . Nos pays voisins sont dans la tourmente.