L’Union des femmes chefs d’entreprises plaide pour plus de visibilité sur les orientations économiques

L’Union des femmes chefs d’entreprises du Sénégal (UFCE) monte au créneau face à la dégradation de l’environnement des affaires. Sa présidente, Nicole Gomis Gackou, dénonce un ralentissement de l’activité économique et un cruel manque de visibilité sur les orientations des pouvoirs publics.

Un plaidoyer pour sauver les PME et l’emploi

Cette situation frappe durement les petites et moyennes entreprises (PME). Les entrepreneures constatent une contraction de la dynamique économique, entretenue par un climat d’incertitude, rapporte exclusif. Ce contexte fragilise le tissu entrepreneurial et compromet les perspectives d’insertion professionnelle des jeunes, alors que le marché du travail est déjà sous pression.

Nicole Gomis Gackou a livré un constat sans détour : « Depuis l’installation des nouvelles autorités, beaucoup d’acteurs économiques peinent à avoir une visibilité claire sur les orientations économiques. Les entreprises ont besoin de stabilité, de lisibilité et d’un environnement favorable à l’investissement pour créer durablement de la richesse et des emplois. »

La dirigeante plaide pour un partenariat renforcé entre l’État et le secteur privé. Elle insiste sur la nécessité de politiques publiques élaborées en concertation avec les entrepreneurs. « Ce sont des entreprises performantes qui créent de l’emploi, génèrent de la valeur ajoutée et contribuent durablement aux recettes fiscales de l’État », a-t-elle souligné.

Cette alerte s’ajoute à celles d’autres acteurs économiques. En juin dernier, le Cadre de réflexion des jeunes entrepreneurs (CRJE) dénonçait déjà l’alourdissement des charges fiscales et des taxes douanières, jugées préjudiciables aux investissements. Par ailleurs, l’accès au financement reste un obstacle pour de nombreuses femmes entrepreneures, même si des mécanismes alternatifs, comme celui de Cofina, ont permis de débloquer 480 millions de francs CFA en un an.

Nicole Gomis Gackou a conclu en appelant les pouvoirs publics à intensifier le dialogue avec les organisations professionnelles pour instaurer un cadre plus favorable à la compétitivité et à une croissance inclusive. « Pour collecter davantage d’impôts, il faut d’abord permettre aux entreprises de se développer, d’investir et de prospérer », a-t-elle rappelé.

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