« Licenciements politiques et machiavéliques »: les agents de la SN HLM accusent le DG et saisissent la justice

La tension monte à la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM) après le licenciement de neuf agents cadres par le directeur général, Pape Abdourahmane Dabo. Si la direction invoque des raisons économiques, organisationnelles et une absence de productivité des postes concernés, les travailleurs contestent ces arguments et dénoncent une décision qu’ils jugent injustifiée.

Selon Madiab Diagne, délégué du personnel, la procédure de licenciement économique n’aurait pas été respectée. « Il les a licenciés sans préavis. Normalement, il devait appeler les représentants du personnel pour tenter de trouver des solutions avant d’enclencher la procédure de licenciement économique. Cela n’a pas été fait », affirme-t-il.

Les travailleurs indiquent avoir saisi l’Inspection du travail et envisagent également un recours devant le juge des référés.

Au-delà de la procédure, les représentants du personnel remettent en cause les motifs avancés par la direction. « Les motifs sont fallacieux. C’est au directeur général de rendre ces directeurs opérationnels. Il n’a entamé aucun projet depuis son arrivée. Ce sont ces cadres qui lui permettent jusque-là de faire fonctionner l’entreprise », soutient Madiab Diagne.

Les travailleurs rappellent que la société aurait réalisé un bénéfice de 425 millions de FCFA et dénoncent plusieurs décisions prises parallèlement aux licenciements, notamment le recrutement de huit cadres supérieurs, des voyages aux États-Unis, l’organisation d’une colonie de vacances et la délocalisation d’un conseil d’administration.

Un des cadres licenciés estime, pour sa part, que cette décision répond à « des fins politiques et machiavéliques ». « Tu ne peux pas dire que la boîte a des problèmes d’argent et, dans le même temps, recruter huit personnes, voyager avec ton staff aux États-Unis et engager d’autres dépenses », dénonce-t-il.

Les travailleurs annoncent une bataille judiciaire et lancent un appel au président Bassirou Diomaye Faye pour demander la réintégration des neuf cadres. Ils estiment qu’à défaut, le directeur général devrait tirer les conséquences de cette crise.

De son côté, la direction de la SN HLM maintient que les licenciements répondent à des impératifs économiques et à une volonté d’optimisation de la gestion de l’entreprise.

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2 commentaires

  1. La bamboula commence dans une enterprise qui vient juste d’etre un peu redressée par Bassirou Kébé.

  2. La responsabilité totale et entière de diomaye est engagée. Pourquoi devrions-nous souffrir jusqu’à 2029?

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