L’ex-animateur périscolaire fixé sur son sort : la sanction carcérale prononcée à Nantes pour des agressions sur douze élèves

Le tribunal correctionnel de Nantes a rendu son délibéré ce jeudi dans une affaire particulièrement sensible touchant au milieu scolaire. Au terme d’un procès où la parole de douze enfants a été confrontée aux dénégations de l’accusé, la justice a dû statuer sur la culpabilité d’un ancien encadrant ayant officié dans la commune de Rezé, en Loire-Atlantique.

La juridiction a prononcé une peine de six ans d’emprisonnement ferme à l’encontre de cet ex-animateur périscolaire. Cette condamnation va au-delà des réquisitions du parquet, qui avait sollicité cinq ans de prison lors de l’audience. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la peine est assortie d’un mandat de dépôt différé, signifiant que l’homme devra être incarcéré dans un délai de 30 jours, même en cas d’appel.

Outre la peine de prison, le tribunal a imposé un suivi socio-judiciaire d’une durée de trois ans. Une mesure de sûreté supplémentaire a été actée : l’interdiction définitive d’exercer toute activité, professionnelle ou bénévole, en contact avec des mineurs. L’individu sera également inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

Les faits reprochés se sont déroulés entre 2017 et 2019 au sein des écoles Ouche-Dinier et Chêne-Creux, situées à Rezé. La justice a retenu la culpabilité de l’homme pour des baisers imposés et des attouchements, notamment des caresses sur les fesses et le sexe. Les victimes étaient, pour la grande majorité, scolarisées en maternelle au moment des faits, bien qu’une collégienne figure également parmi les parties civiles.

L’affaire avait éclaté en 2019 suite à des signalements qui avaient conduit à la mise à l’écart immédiate de l’animateur et à son placement sous contrôle judiciaire. Des éléments de procédure ont par ailleurs révélé l’existence d’un précédent signalement dès 2018 concernant une autre élève, suivi d’un changement d’établissement.

Tout au long de la procédure, le prévenu, qui comparaissait libre, a contesté l’intégralité des accusations. À l’issue du jugement, son avocat a fait savoir que son client maintenait sa position d’innocence et envisageait de faire appel dans les délais légaux. L’audience sur les intérêts civils a été renvoyée au 3 septembre 2027.

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