Le pèlerinage marial de Savoigne s’est achevé ce dimanche sur une note de profonde introspection. Lors de la messe de clôture de cet événement religieux majeur du diocèse de Saint-Louis, les fidèles ont assisté à une prise de parole axée sur les tensions contemporaines et les droits humains.
Selon les informations rapportées par le journal Sud Quotidien, l’Évêque du Diocèse de Saint-Louis, Monseigneur Augustin Simmel Ndiaye, a profité de cette tribune pour exprimer sa vive préoccupation face à la multiplication des conflits à l’échelle mondiale. Le guide religieux a dressé un tableau strict de la situation internationale actuelle, soulignant une inquiétude généralisée face aux motivations de ces hostilités.
« Tout le monde est inquiet à cause de ces séries de violences. Personne ne sait la raison de cette guerre », a-t-il déclaré, dénonçant un contexte où le droit international se retrouve « bafoué et foulé aux pieds » au détriment de la vie humaine. Face à ces scènes de violences notées dans certaines parties du monde, l’Évêque a invité les fidèles à confier la situation à la prière, formulant le vœu d’une gouvernance mondiale éclairée et d’un retour à la paix.
Au-delà du contexte géopolitique, la date de cette clôture diocésaine revêtait une dimension symbolique particulière. Coïncidant avec la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’événement a servi de cadre à un second plaidoyer. Toujours selon Sud Quotidien, Monseigneur Ndiaye a tenu à rappeler les origines historiques du 8 mars, nées des luttes de femmes ayant fait le sacrifice de leur vie.
Il a ainsi clôturé son adresse par un appel solennel adressé à la société : « Cette journée doit nous rappeler la nécessité de leur accorder toute la dignité qui leur est due », insistant sur le respect fondamental qui doit être garanti aux femmes dans le contexte actuel.