Lénacapavir contre le VIH : l’Afrique du Sud lance un traitement injectable deux fois par an

Une injection tous les six mois pour se protéger du VIH : l’Afrique du Sud a officiellement lancé le lénacapavir, un antirétroviral préventif jugé révolutionnaire, il y a une semaine. Ce traitement, administré par voie injectable, atteint une efficacité qui frôle les 100 %, selon les données présentées par les autorités sanitaires.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué « un signe d’espoir » pour son pays, le plus touché au monde par le VIH : plus d’un Sud-Africain sur dix est porteur du virus. Un espoir qui s’étend à tout le continent, car l’Afrique concentrait en 2024, selon l’Onusida, 65 % des personnes vivant avec le VIH dans le monde.

Un traitement qui change la donne

Le lénacapavir, développé par le laboratoire américain Gilead Sciences, offre une alternative aux traitements quotidiens souvent difficiles à suivre, que ce soit à cause de la stigmatisation ou d’horaires contraignants. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l’unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l’hôpital de Deido à Douala, explique que cette injection semestrielle pourrait améliorer l’observance thérapeutique.

D’autres pays africains s’engagent dans la même voie. Le Zimbabwe a autorisé le lénacapavir en février 2026, ciblant dans un premier temps plus de 46 000 personnes à haut risque sur 24 sites, notamment les travailleuses du sexe et les adolescentes. Le pays bénéficie d’un financement des États-Unis et du Fonds mondial pour déployer ce programme, rapporte RFI Afrique.

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