« Le Sénégal ne mendie pas »: Cheikh Oumar Diagne répond à la ministre wallonne de l’Énergie

Une vive réaction a suivi la prise de position de la ministre wallonne de l’Énergie, Cécile Neven, qui a menacé de suspension l’aide envers le Sénégal suite à l’adoption de la loi portant durcissement des peines contre l’homosexualité. Dans une déclaration datée du 22 mars 2026 à Dakar, Cheikh Oumar Diagne, s’exprimant au nom du Parti Rassemblement pour la Vérité, a dénoncé ce qu’il qualifie de posture paternaliste des dirigeants occidentaux.

Dans un communiqué, il estime que « les dirigeants de l’Occident ne semblent toujours pas se résoudre à l’idée que le paternalisme du temps des empires coloniaux est révolu », accusant la responsable belge d’établir un lien contestable entre financements climatiques et droits des personnes LGBTQIA+. Une position qui, selon lui, « bafoue un principe pourtant universel : le droit des peuples à se gouverner sans contraintes ».

Cheikh Oumar Diagne critique également le ton du communiqué de la ministre, évoquant « une condescendance inouïe et une légèreté sans mesure » à propos d’un voyage annulé et de financements remis en question. Il affirme que le Sénégal demeure « un pays de valeurs où la dignité et les principes de ses habitants n’ont pas de prix ».

S’appuyant sur la légitimité démocratique, il rappelle que le durcissement de la législation sur certaines questions sociétales a été « voté en toute responsabilité […] conformément à la volonté d’un peuple souverain et libre ». Une manière de réaffirmer la primauté des choix nationaux face aux critiques extérieures.

Sur le plan des relations internationales, le responsable insiste : « Le Sénégal, pour votre gouverne, ne mendie pas des aides et compte entretenir des rapports équitables, win-win et sans conditionnalités ». Il appelle ainsi à un partenariat fondé sur le respect mutuel, loin de toute pression politique ou culturelle.

Enfin, le Rassemblement pour la Vérité invite à « plus de retenue, de respect face aux us et coutumes des peuples », tout en soulignant que « la mondialisation ne saurait être une occidentalisation des valeurs ». Le texte conclut sur un message d’unité nationale, affirmant qu’« aucune compromission ne sera tolérée » sur les questions touchant à l’identité et aux valeurs du pays.

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