Le Qatar dénonce des attaques iraniennes « injustifiées » et dément tout avertissement préalable

DOHA – Le Qatar a fermement condamné une série d’attaques de missiles et de drones menées par l’Iran contre son territoire, affirmant n’avoir reçu aucun avertissement de Téhéran. Lors d’une conférence de presse ce mardi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a qualifié ces frappes d’« injustifiées », marquant une escalade majeure des tensions dans la région.

« Le Qatar a été surpris par ces attaques », a déclaré M. al-Ansari, soulignant qu’il n’y avait eu « aucune communication » avec les autorités iraniennes avant les tirs. Il a précisé que les cibles ne se limitaient pas à des sites militaires mais concernaient l’ensemble du territoire qatari.

La défense qatarie a été mise à rude épreuve depuis le début de l’offensive samedi. Selon le ministère de la Défense, le pays a intercepté 3 missiles de croisière, 101 missiles balistiques et 39 drones suicides. Les forces armées ont notamment déjoué plusieurs tentatives de frappes visant l’aéroport international Hamad de Doha. « Les missiles ont été abattus par nos mesures défensives, et aucun n’a atteint l’aéroport », a assuré le porte-parole.

Lundi, des avions de chasse iraniens ont également été abattus après avoir pénétré dans l’espace aérien du Qatar malgré plusieurs avertissements. Les appareils se dirigeaient vers la capitale avant d’être neutralisés. Les recherches pour retrouver les équipages sont toujours en cours.

En réponse à cette agression, l’ambassadeur d’Iran à Doha a été convoqué au ministère des Affaires étrangères. Il lui a été signifié que ces attaques pourraient entraîner une « détérioration » significative des relations bilatérales.

Les conséquences économiques de cette crise se font déjà sentir. Le géant de l’énergie QatarEnergy a annoncé mardi la suspension de la production de produits dérivés tels que l’urée, les polymères et le méthanol. Cette décision fait suite à l’arrêt, dès lundi, de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) dans ses installations de Ras Laffan et Mesaieed en raison des « attaques militaires ».

La fermeture de l’espace aérien a également provoqué des perturbations majeures, laissant près de 8 000 personnes bloquées dans le pays, a ajouté M. al-Ansari.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire