« Le PAEEJ s’inscrit dans une ambition qui est à la fois économique et environnementale », a déclaré Emmanuel Diédhiou, secrétaire général de l’ANPEJ. Présenté jeudi à Ziguinchor, le projet d’appui à l’écomobilité et à l’entrepreneuriat des jeunes doit expérimenter une nouvelle organisation des moto-taxis dans les départements de Ziguinchor et Bignona.
La phase pilote prévoit 50 emplois directs, dont 30 % réservés aux jeunes femmes. Les bénéficiaires, âgés de 18 à 35 ans, doivent être accompagnés pour exercer dans un cadre professionnel plus structuré. Le dispositif prévoit aussi des motos électriques plus robustes et entend répondre aux enjeux de sécurité routière.
Cette nouvelle étape prolonge les expérimentations déjà menées dans d’autres régions. Le PAEEJ a d’abord été lancé à Matam, à la gare routière, avec l’introduction de motos-taxis électriques en partenariat avec le PNUD. La directrice générale de l’ANPEJ, Sinna Amadou Gaye, avait alors inscrit le projet dans la vision Sénégal 2050. Après Matam, Mbour a été retenu comme zone pilote : sa position géographique et son activité touristique ont motivé ce choix, avec l’installation prévue de bornes et l’accompagnement de jeunes.
Porté par l’ANPEJ avec le PNUD, le programme vise à créer des emplois décents et durables en Casamance, tout en apportant une réponse aux vulnérabilités des territoires et à la protection de l’environnement, a expliqué Emmanuel Diédhiou à lesoleil. À Ziguinchor et Bignona, l’enjeu est désormais de déployer cette approche dans un territoire où les moto-taxis Jakarta soulèvent aussi des questions de sécurité routière.
Le préfet de Ziguinchor, Latyr Ndiaye, qui présidait la rencontre au nom du gouverneur Mor Talla Tine, a présenté le programme comme une réponse aux enjeux d’emploi, d’environnement et de sécurité routière. Il a indiqué que le projet ambitionne de réduire fortement les accidents liés aux conducteurs de moto-taxis Jakarta.
Pour l’emploi des jeunes en Casamance, la représentante du PNUD, Fatou Bintou Sonko, a défendu des solutions qu’elle souhaite durables, inclusives et adaptées à leurs besoins. Baboucar Diatta, président du Conseil consultatif des jeunes du département de Ziguinchor, a appelé ses pairs à s’approprier le projet.
Baboucar Diatta a cité les expériences menées à Matam, où, selon lui, certains jeunes peuvent dépasser 100 000 francs CFA de revenus mensuels.




