Le leader du mouvement Demain, c’est maintenant, Mamoudou Ibra Kane, a vivement critiqué les autorités sénégalaises, qu’il accuse d’entretenir la confusion sur des dossiers majeurs au moment où le pays traverse des difficultés économiques et sportives. Dette, FMI, Coupe du monde, il tire à boulets rouges sur le pouvoir.
Sur X ce mardi, le journaliste estime que le Sénégal est devenu « l’art de tendre le bâton pour se faire battre ». Il regrette une série de déclarations contradictoires au sommet de l’État concernant la question de la dette publique.
Selon lui, quelques jours après les propos du Premier ministre et président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, sur la polémique autour de la supposée « dette cachée », le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a publiquement désavoué son collègue de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, à propos de la restructuration de la dette.
« Aujourd’hui, sur le même sujet, c’est le balèze ministre de l’Économie, des Finances et du Plan qui recadre son collègue de l’Industrie et du Commerce sur la restructuration de la dette. C’est son opinion personnelle, martèle le MEFP », relève Mamoudou Ibra Kane, avant de lancer ironiquement : « Pan sur le bec du ministre Serigne Guèye Diop. »
Pour le responsable politique, ces divergences publiques traduisent une forme d’« irresponsabilité sidérante» de la part des dirigeants, alors que les Sénégalais sont confrontés à une situation économique difficile.
Mamoudou Ibra Kane établit également un parallèle avec les contre-performances de l’équipe nationale à la Coupe du monde 2026. « Pendant ce temps, le peuple sénégalais souffre économiquement et footballistiquement », écrit-il.
Évoquant les relations avec le Fonds monétaire international (FMI), il estime que le Sénégal s’est lui-même placé dans une position de faiblesse.
« Le FMI se moque de nous s’il ne nous fait pas chanter », affirme-t-il, avant d’ajouter : « N’est-ce pas nous-mêmes qui tendons au Fonds et au Foot le bâton pour nous faire battre ? »
In fine, le leader de Demain, c’est maintenant appelle à un retour aux fondamentaux dans la gestion du pays, reprenant une formule qu’il attribue au rappeur Awadi, « Il faut retourner à la base. »



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