Le gouvernement syrien a officiellement repris le contrôle de l’ensemble des installations militaires jusqu’alors occupées par les forces américaines. Ce transfert marque la fin d’une présence armée des États-Unis dans le nord-est du pays, amorcée en 2014.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’opération s’est achevée ce jeudi avec le départ du dernier convoi de soldats et d’équipements américains de la base aérienne de Qasrak, située dans le gouvernorat d’Hasakah. Ce retrait s’est déroulé en coordination avec Damas. Le ministère syrien des Affaires étrangères a souligné la relation constructive établie depuis la rencontre en novembre dernier entre le président syrien Ahmed al-Sharaa et le président américain Donald Trump.
L’itinéraire de ce dernier convoi a été spécifiquement adapté. Les militaires et le matériel ont transité par voie terrestre vers la Jordanie plutôt que par l’Irak. Une mesure visant à réduire les risques d’attaques par des groupes armés soutenus par l’Iran opérant dans la région. Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé à l’AFP avoir achevé la rétrocession de toutes ses bases majeures dans le cadre d’une transition délibérée.
Parallèlement, l’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) au sein des structures étatiques se concrétise. Le président al-Sharaa a reçu à Damas les deux plus hauts responsables de cette coalition : le commandant militaire Mazloum Abdi et la cheffe de l’aile politique Ilham Ahmad, en présence du ministre des Affaires étrangères Asaad Hassan al-Shaibani.
Ces développements découlent d’accords conclus entre janvier et mars, permettant le redéploiement des forces de sécurité syriennes dans les villes de Hasakah et Qamishli, ainsi que le transfert du contrôle des postes frontaliers à l’autorité centrale. L’intégration de la Syrie à la coalition internationale contre le groupe État islamique en novembre a modifié la dynamique justifiant le maintien des troupes américaines sur le territoire.