Le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) alerte sur les propos xénophobes et les discours de haine visant des communautés étrangères. L’organisation dénonce des pratiques qu’elle juge contraires à la foi, à l’histoire et à la culture du pays.
Cette prise de position du CUDIS contre la xénophobie s’appuie sur la tradition d’ouverture et de brassage du Sénégal. Pressafrik rapporte que l’organisation présente la Teranga comme une éthique sociale et un héritage de civilisation, au-delà d’un simple slogan. Elle souligne aussi que des Sénégalais sont accueillis, employés et intégrés dans d’autres pays africains, et interroge le traitement réservé aux étrangers au Sénégal.
Le CUDIS rappelle que l’hospitalité n’exclut pas le respect des lois de la République par les étrangers. Il demande à l’État de sanctionner sévèrement les dérives et condamne les discours d’exclusion ou de stigmatisation fondés sur l’origine, la nationalité, l’ethnie, la religion ou la condition sociale. Il appelle les guides religieux, les médias, les jeunes et les autorités à se mobiliser.
Le 16 octobre 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, avait lui aussi mis en garde contre les discours visant les étrangers. Il avait souligné le risque de désigner à tort une communauté comme responsable de difficultés aux causes multiples et d’ethniciser le débat public.
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Le CUDIS annonce l’organisation prochaine d’une « Semaine du Vivre-ensemble », qui doit s’achever par la signature d’un Pacte National.



