Les pluies torrentielles qui s’abattent sur le sud-est du Brésil ont provoqué des inondations massives et des glissements de terrain dévastateurs. Dans l’État du Minas Gerais, des quartiers entiers ont été engloutis par la boue, forçant des milliers d’habitants à fuir leurs foyers face à la montée des eaux et à l’effondrement des collines.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le département des pompiers de l’État a publié mercredi une mise à jour de la situation. Le bilan s’élève désormais à 46 morts. La ville de Juiz de Fora paie le plus lourd tribut avec 40 décès recensés, tandis que six autres victimes ont été découvertes dans la commune voisine d’Uba. À ce stade, 21 personnes manquent toujours à l’appel et environ 3 600 résidents ont été déplacés.
Sur le terrain, les opérations de recherche se poursuivent, mais les secouristes se montrent formels : il est désormais peu probable de retrouver les disparus en vie. Une réalité qui frappe durement les familles, à l’image de Josiane Aparecida, une habitante de 43 ans qui a perdu sa tante et son cousin, tandis que trois autres de ses proches restent introuvables. Les funérailles s’enchaînent dans la région, comme celle du jeune Bernardo Lopes Dutra, 11 ans, emporté par les eaux.
La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomao, a recensé au moins 20 glissements de terrain depuis le début des intempéries lundi. Les habitants des quartiers défavorisés, souvent installés dans des habitations précaires sur les flancs des collines, sont les plus exposés à ces catastrophes.
La situation météorologique reste critique. Les autorités brésiliennes prévoient de nouvelles précipitations dans les jours à venir. Ces événements extrêmes, dont la fréquence et l’intensité sont accentuées par le changement climatique selon les scientifiques, touchent également d’autres pays de la région. Le Pérou a ainsi déclaré l’état d’urgence mercredi face aux inondations qui frappent près de la moitié de ses districts.