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L’Afrique se réchauffe plus vite que le reste du monde, alerte l’OMM

Selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) publié ce mercredi, le continent africain se réchauffe plus vite que la moyenne planétaire. Depuis 1991, le rythme de la hausse des températures y est nettement plus élevé que lors des périodes trentenaires antérieures. En 2025, la température moyenne annuelle de l’air à la surface des terres émergées s’est classée entre le troisième et le septième rang des plus chaudes jamais enregistrées, avec un écart d’environ 0,51°C (marge d’incertitude: 0,31°C à 0,60°C) par rapport à la moyenne de 1991-2020.

L’année dernière, les événements météorologiques extrêmes ont touché plus de 13 millions de personnes et causé plus de 3 000 décès sur le continent, rapporte le service d’information de l’ONU. Les augmentations de température les plus marquées ont été relevées en Afrique du Nord, en particulier le long de la côte méditerranéenne de l’Algérie et de la Tunisie. À l’inverse, l’Afrique australe a connu l’anomalie la plus faible, avec +0,21°C (0,08°C–0,35°C) par rapport à la même période de référence. Selon AgenceAfrique, ces chiffres confirment l’accélération du réchauffement sur le continent.

Ce réchauffement se traduit déjà par des vagues de chaleur extrême. Au Sénégal, l’ANACIM a mis en garde contre des températures de 43°C à 45°C attendues du 6 au 12 mai 2026, avec des risques d’épuisement, de déshydratation et de coups de chaleur, surtout pour les personnes vulnérables. Par ailleurs, des pluies torrentielles en Tunisie et en Algérie ont fait au moins cinq morts, dont quatre dans la seule ville de Moknine en Tunisie, illustrant la violence des intempéries qui paralysent les villes et contraignent à la fermeture de représentations diplomatiques.

Des glaciers en voie de disparition

Les glaciers africains, emblématiques avec le Kilimandjaro, ne subsistent plus que sur deux sommets volcaniques (le mont Kenya au Kenya et le mont Kilimandjaro en Tanzanie) et sur la chaîne du Rwenzori, à la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. La superficie glaciaire du Kilimandjaro est passée de 11,4 km² en 1900 à moins de 1 km² ces dernières années. La Secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, déclare que « les signes du changement climatique sont visibles partout en Afrique, de l’augmentation des températures à l’élévation du niveau de la mer, en passant par les inondations et les sécheresses dévastatrices. »

Entre 1999 et 2025, l’élévation du niveau de la mer en Afrique a dépassé la moyenne mondiale, avec une hausse annuelle de 4,2 mm le long de la côte Atlantique, de 5,2 mm le long de la côte de l’océan Indien et de 5,6 mm dans la mer Rouge. Au Mozambique, les inondations ont affecté plus d’un demi-million de personnes, dont plus de la moitié sont des enfants, et les opérations de secours se heurtent à une double impasse logistique et financière selon les Nations Unies, les provinces de Gaza, Maputo et Sofala étant les plus touchées.

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Un commentaire

  1. Les effets du changement climatique se voient aussi en Europe.
    Pourquoi toujours pointé du doigt l’Afrique ?
    L’année dernière, le sud de l’espagne a eu une inondation catastrophique, une ville détruite et de nombreux morts.
    Les hausses de température tuent beaucoup plus les européens que les africains.
    Alors il faut arrêter de nous pomper avec cette rhétorique.
    L’Afrique ne va pas plus mal que le reste du monde

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