« L’admission du Sénégal doit favoriser la relance du débat sur la réforme du Conseil de sécurité »

« L’admission du Sénégal doit favoriser la relance du débat sur la réforme du Conseil de sécurité »

Le Parti socialiste (PS, mouvance présidentielle) a souligné mercredi que l’entrée du Sénégal au sein du Conseil de sécurité des Nations unies doit aider à la relance du ‘’débat sur la nécessaire réforme de cet organe pour en démocratiser la représentation’’.

‘’[…] En effet, dès lors qu’il est acquis que sa composition n’est ni conforme aux exigences de la démocratie, ni conforme à l’état actuel du monde et à l’évolution des rapports de force économiques, politiques et militaires, il devient nécessaire de réformer le Conseil de Sécurité afin de construire une nouvelle démocratie mondialen […]’’, écrit son secrétariat exécutif national dans une déclaration parvenue à l’APS.

Le Sénégal a été élu le jeudi 15 octobre 2015 membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU au titre de la période 2016-2017 avec 187 voix.

Le Sénégal, qui intègre le Conseil de l’ONU pour la troisième fois après 1968/19669 et 1988/1989, a obtenu le meilleur score devant le Japon, 184 voix, et l’Egypte, 179 voix.

Le Parti socialiste ‘’marque sa fierté pour cette confiance renouvelée de la communauté internationale à notre pays et félicite vivement le Président Macky Sall’’.

Pour son secrétaire exécutif national, si ‘’l’une des clés de lecture de ce succès de notre pays est à chercher dans le rayonnement du Sénégal en Afrique et l’image de pays démocratique stable et respectueux des droits de l’Homme qu’il projette dans le monde’’, il ne faut pas non plus négliger la politique extérieure menée sous l’impulsion du Président de la République, Macky Sall.

Cette politique extérieure est ‘’fondée sur les vertus de la diplomatie qui privilégie le dialogue en toutes circonstances et non le recours systématique à la guerre pour régler les différends’’, précise cette instance du PS.

Elle estime que ‘’cette orientation stratégique de notre politique diplomatique doit être maintenue et renforcée dans un monde de plus en plus agité et marqué par des défis complexes par leur nature et globaux par leur ampleur […]’’.

‘’Il ne fait aucun doute que notre pays, en tant que nouveau membre du Conseil de Sécurité, pourra faire entendre sa voix sur ces problématiques qui vont occuper une place importante dans l’agenda des Nations Unies et du Conseil de Sécurité. En tant que nouveau membre, notre pays doit s’y préparer et être prêt à participer activement au débat au sein du Conseil de Sécurité en exprimant la sensibilité de l’Afrique et des pays du Sud.’’

Pour le PS, ‘’au-delà de son image de pays stable et démocratique, cette admission au Conseil de Sécurité montre que le Sénégal, en plus de bénéficier du soutien total de l’Union Africaine, a rempli les critères tels que prévus par l’article 23 de la Charte pour y siéger […]’’.

1 COMMENTAIRE
  • Xeme

    Wade ne s’est jamais fait candidat pour un siège de membre non permanent au conseil de sécurité de l'ONU. L’élection au conseil de sécurité n’est pas forcée. Un pays qui n'est pas candidat ne sera pas forcé d'être élu.
    Wade a visé un siège de membre permanent pour l’Afrique. Un siège avec droit de veto. Avec Wade, l’Afrique parlait de réformes de l’ONU pour une ou deux places de l’Afrique comme membres permanents.
    « L’ambition du Sénégal « d’occuper un des deux sièges permanents brigués par l’Afrique au Conseil de sécurité, devient légitime dès lors que tous s’inscrivent dans une compétition fraternelle et non conflictuelle, au service exclusif de l’Afrique », expliquait Me Abdoulaye Wade, dans une tribune publiée dans le quotidien français Le Figaro, en juin 2005 » (Afrik.com)
    Et c’est dans le cadre de l’éventualité de ces réformes, et d’octroi d’un siège de membre permanent à l’Afrique, que Cheikh Tidjane Gadio avait annoncé la candidature du Sénégal à la candidature de l’Afrique. En même temps que le Sénégal, il y avait comme autres candidats: l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya et le Nigeria.
    Wade n’a jamais été, pendant 12 ans, un candidat pour un siège non permanent. Il faut noter que l’Afrique dispose de 3 sièges non permanents TOURNANTS. Ce qui veut dire que chacun aura son tour. S'il y a des pays africains qui ont été membres deux ou trois fois, c'est parce qu'il y a des pays africains qui ne se sont jamais intéressés à ces sièges de non permanents.
    Ce pouvoir a une soif énorme d'un succès à montrer enfin, c'est ce qui explique qu'il veut médiatiquement transformer toute chose en succès, même la médiation rejetée de Macky au Burkina est présentée comme "succès".

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