Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement repoussé de récentes allégations émanant de Moscou concernant une supposée escalade radicale dans le soutien militaire apporté à son pays. Lors d’une conférence de presse tenue à Kiev aux côtés du Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store, le dirigeant ukrainien a qualifié ces affirmations de manœuvre destinée à peser sur les prochaines échéances diplomatiques.
L’origine de cette nouvelle tension repose sur des déclarations du Service des renseignements extérieurs de la Russie. Selon cette institution, la France et la Grande-Bretagne travailleraient activement à la fourniture d’une bombe nucléaire à Kiev. Moscou soutient que Paris et Londres estiment que la possession d’une telle arme permettrait à l’Ukraine de négocier des conditions plus favorables pour mettre un terme au conflit.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a publiquement réagi à ces éléments, espérant que la divulgation de ces renseignements empêcherait la réalisation de ce qu’il a décrit comme des plans « fous » et « complètement insensés ».
Face à ces accusations, Volodymyr Zelensky a opposé un démenti catégorique. « Quand la Russie ne parvient pas à remporter des succès sur le champ de bataille, elle se met à chercher des « armes nucléaires » en Ukraine, bien qu’il n’y en ait pas », a-t-il affirmé, selon les informations rapportées par l’agence Anadolu. Jugeant ce discours russe extrêmement dangereux, le chef de l’État ukrainien a appelé les puissances nucléaires, et plus particulièrement les États-Unis, à envoyer un signal clair à Moscou pour faire cesser ces allégations.
En marge de cette passe d’armes verbale avec la Russie, la rencontre avec Jonas Gahr Store a permis de consolider l’axe bilatéral avec Oslo. Sur le réseau Telegram, Volodymyr Zelensky a salué l’engagement de la Norvège, l’un des investisseurs les plus actifs du programme PURL (Prioritized Ukraine Requirements List). Cette initiative est essentielle pour la défense ukrainienne, car elle facilite l’acquisition d’armements américains, notamment des missiles de défense aérienne. Le président a souligné que la prévisibilité et la vision à long terme du soutien financier norvégien constituaient un atout majeur pour la planification militaire de son pays.