La cible abattue par l’armée américaine au Texas qui a forcé l’aviation civile à restreindre son espace aérien

Une intervention militaire inopinée a entraîné la fermeture partielle de l’espace aérien près d’El Paso, au Texas. Cet incident, le deuxième du genre en l’espace de quelques semaines, suscite de vives réactions au sein du Congrès américain concernant la coordination entre les agences fédérales.

Selon les informations diffusées par Al Jazeera, l’armée américaine a eu recours à un laser pour abattre un drone appartenant au service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP). En réponse à cette action, la Federal Aviation Administration (FAA) a immédiatement restreint l’accès à l’espace aérien dans ce secteur frontalier.

Il s’agit du second tir de laser enregistré dans cette zone en l’espace de deux semaines. Lors du précédent incident survenu près de la base de Fort Bliss, la cible n’avait pas été atteinte, mais la FAA avait dû fermer l’aéroport d’El Paso, entraînant l’annulation de plusieurs vols commerciaux. Pour cette nouvelle interception, le périmètre de fermeture a été plus restreint et le trafic civil n’a pas été impacté.

La destruction de cet équipement gouvernemental par l’armée a provoqué la stupéfaction de plusieurs élus. Le représentant Rick Larsen et d’autres membres des commissions des transports et de la sécurité intérieure ont publié une déclaration commune dénonçant un manque de communication entre le Pentagone, la FAA et le département de la Sécurité intérieure. Ces parlementaires reprochent à l’administration du Président Donald Trump d’avoir contourné un projet de loi bipartisan destiné à former les opérateurs de drones et à améliorer la coordination inter-agences.

De leur côté, le Pentagone, la FAA et le CBP ont justifié cette opération dans un communiqué conjoint. Les agences expliquent que l’armée a neutralisé un système aérien jugé menaçant qui évoluait dans un espace militaire, en précisant que l’action s’est déroulée loin des zones habitées. Le document souligne également que, sous la direction du Président Donald Trump, les différents services collaborent pour contrer les menaces liées aux drones utilisés par les cartels mexicains et les organisations terroristes à la frontière.

La législation américaine exige que l’armée notifie formellement la FAA avant toute action anti-drone dans l’espace aérien national. Face à ces failles de coordination répétées, la sénatrice Tammy Duckworth a officiellement réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante.

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