Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux a relancé les discussions autour d’un incident survenu à l’entrée de Kaolack entre un chauffeur de minibus interurbain et un agent de police chargé de la circulation. L’affaire s’est finalement terminée au commissariat, avant le départ du conducteur après paiement d’une amende forfaitaire.
Le récit rapporté évoque un chauffeur de « Cheikhou Chérifou » arrivé par la route de Tambacounda. Au cours de l’intervention, EnQuête+ indique, en s’appuyant sur des sources présentées comme proches de l’agent verbalisateur, que le conducteur s’était signalé par un usage jugé abusif des feux de route, au point d’éblouir d’autres usagers. L’agent lui a alors notifié une infraction pour « usage de feux non-conformes » et procédé à l’établissement d’une contravention.
La même version soutient que le conducteur aurait refusé de se soumettre à la verbalisation. Il lui est aussi reproché d’avoir gêné l’action du policier, en tournant autour de lui et en tenant des propos injurieux et provocateurs visant l’institution. Le fonctionnaire explique, dans ce récit, avoir ensuite saisi le contrevenant par le col pour le forcer à s’exécuter et libérer la chaussée.
Après ce compte rendu, des éléments de Police-Secours ont été envoyés sur place. Le chauffeur a été conduit au commissariat puis présenté à l’adjudant de permanence. Soumis à un alcootest, il a obtenu un résultat négatif. Après l’audition des deux parties, il a reconnu ses torts, présenté ses excuses en les reliant à la colère, puis réglé l’amende avant de quitter les lieux.
L’incident ne s’est toutefois pas arrêté à cette issue. D’après les mêmes interlocuteurs cités dans l’article, la hiérarchie policière a demandé l’ouverture d’une enquête interne par la Brigade Prévôtale afin d’établir précisément les circonstances de cet épisode.
Quand on est juge et partie….