Jeux pas limpides !!!

En regardant certaines disciplines olympiques, où je ne vois que certaines civilisations, je me dis que le sport, qu’on décrit comme unificateur et porteur que de vertus, a des faces cachées un peu hideuses qui portent des germes, sinon des vecteurs de dominations culturelles ou civilisationnelles. Le sport serait –il un vecteur culturel ?
Beaucoup de disciplines excluent de facto les pauvres, tellement, les équipements et infrastructures dont il faut pour les pratiquer sont hors de portée de la plupart des pays. Serait – ce une preuve d’exclusion par la sélection économique ou une démonstration de puissance civilisationnelle qui ne disent pas leurs noms? Je vous donne en exemple, le curling, la gymnastique (Ne vous fiez pas aux salles de gym qui pullulent dans les quartiers populaires) et le tir à l’arc, en laissant de côté l’équitation et d’autres disciplines qui ne me semblent pas avoir leurs places dans l’Olympisme.
Nos meilleurs archers, vous leur montrez les arcs olympiques, ils ne pourront pas vous dire ce que c’est. Au mieux, reconnaîtront-ils un tout petit peu les flèches. Est – ce que le CIO reconnaît nos arcs et flèches dans la compétition ? Je ne pense pas, parce qu’ils homologuent les équipements, et ont des industries derrière.
Le Curling, c’est carrément un sport de riche. Rien que la surface où ils font glisser leurs espèces de casseroles coûte les yeux de la tête. C’est un terrain en glace durcie, rabotée au millimètre. Un sport que l’on pratique avec un balai sur une patinoire, c’est forcément étrange. Il s’agit de placer des pierres de granit poli, munies d’une poignée pour permettre le lancer, le plus près possible du centre d’une cible en la faisant glisser sur la glace. Au centre de toute l’attention, la pierre utilisée pour le curling n’est pas un vulgaire caillou. Elle est en granit, récolté par la PME écossaise Kays of Scotland, fournisseur officiel des Jeux olympiques depuis 1924, sur une petite île inhabitée de 1 km², Aisla Craig, située dans le Firth of Clyde à mi-chemin entre Glasgow et Belfast qui regorge d’un granit rare, le blue hone granit. Elle pèse 18,50 kilos et mesure 28 cm de diamètre. Et pour s’assurer que le joueur a bien lancé la pierre dans la zone prévue, un capteur électronique est installé sur la poignée (Wikipédia).
Donc, c’est clair, ce n’est vraiment pas un sport ouvert aux Sahéliens
La Gymnastique : Aujourd’hui, la fédération internationale de gymnastique reconnaît sept disciplines
Gymnastique pour tous (GFA)
Gymnastique artistique masculine (GAM). Elle est composée de 6 agrès :
Le sol-Le cheval d’arçons – Les anneaux – Le saut de cheval ou table de saut – Les barres parallèles –
La barre fixe
Gymnastique artistique féminine (GAF). Elle est composée de 4 agrès :
Le sol- Le saut de cheval ou table de saut – Les barres asymétriques- La poutre
Gymnastique rythmique (GR)
Trampoline (TRA) – Gymnastique aérobique (AER) – Gymnastique acrobatique (GAC)
À cela s’ajoutent différentes disciplines, masculines, féminines ou mixtes comme le Tumbling, le Teamgym (discipline uniquement européenne).
Je vois mal nos athlètes dans la Gym olympique. Il faut comprendre qu’en plus des équipements hors de portée, il y a des blocages psychologiques pour nous les Africains à pratiquer certains sports. Normal, elles nous arrachent des pans culturels.
Vous voyez donc, que ces messieurs de l’olympisme ne pas du tout innocents. Non, seulement, il y a une sélection ‘’naturelle’’ qu’imposent les accessoires, les équipements et les infrastructures, mais, en plus, ces disciplines sont pratiquées par une minorité culturelle. Mais l’explication de leur vulgarisation se trouve dans les enjeux économiques qui sont derrière. Ces disciplines comme celles des sports plus mondialisés, ont des industries à faire vivre. Et le CIO est aussi une vaste entreprise multinationale qui fait énormément d’argent. Comment ces disciplines, vraiment locales, qui ne se pratiquent que dans quelques endroits géographiques, par une minorité, ont pu figurer dans les tablettes des jeux ? Ce doit être une vraie histoire de gros sous.
Bon, en attendant, contentons- nous de nos pistes Kényanes, mais, il semble qu’ils commencent à être emmerdés par ces disciplines qui ne doivent pas les rapporter beaucoup. Espérons qu’ils ne viendront pas nous dire que la latérite sur laquelle courent nos champions des 5 000 et 10 000 mètres est dopante, et qu’ils nous imposent des pistes faites par leurs industries.

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