La diplomatie iranienne a formellement rejeté les allégations faisant état d’une reprise des communications avec l’administration américaine. Alors que le conflit armé entre les deux nations a franchi un nouveau cap depuis fin février, Téhéran dément toute négociation secrète et pointe du doigt une manœuvre de désinformation visant des secteurs économiques bien précis.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est inscrit en faux contre un récent article du média américain Axios. Ce dernier affirmait que le chef de la diplomatie iranienne et l’envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, avaient échangé des SMS pour discuter d’une éventuelle fin des hostilités. Il s’agirait, selon le média, du premier contact direct depuis le début de l’escalade militaire il y a plus de deux semaines.
Mardi, Abbas Araghchi a utilisé le réseau social X pour clarifier la situation. Il a précisé que son ultime échange avec l’émissaire américain remontait à une date antérieure à l’offensive du 28 février, qu’il qualifie d’« attaque militaire illégale » contre son pays. Le ministre est allé plus loin en dévoilant l’objectif présumé de cette fuite médiatique : selon lui, ces fausses affirmations sont exclusivement destinées à « tromper les traders pétroliers et le public », dans un contexte où le marché de l’or noir subit de plein fouet les soubresauts de la crise.
Sur le terrain, la situation demeure explosive. Refusant de capituler, l’Iran a multiplié les ripostes par des frappes de drones et de missiles. Ces opérations ont visé des cibles en Israël, en Jordanie, en Irak, ainsi que dans plusieurs pays du Golfe abritant des bases militaires américaines.
Les conséquences de cet affrontement dépassent largement le cadre militaire. Le trafic aérien régional est lourdement perturbé et les marchés mondiaux sont sous tension, notamment en raison de l’action iranienne bloquant le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique par lequel transite une part majeure des exportations mondiales de pétrole.