Le Salon de l’Investissement, de l’Immobilier et des Energies pour l’Afrique (SIIMEA) a récemment tenu sa deuxième édition à Paris. Face aux craintes persistantes de la diaspora concernant les fraudes foncières, la commissaire générale de l’événement a identifié la cause principale des échecs contractuels.
Directrice générale de Fox Communication à Abidjan, Fatima Fakhry a initié ce rendez-vous après avoir constaté les lenteurs administratives et les appréhensions des investisseurs. De retour en Côte d’Ivoire en 2014, son travail aux côtés des ministères ivoiriens, notamment celui de la Construction, l’a poussée à enquêter sur les réticences de la diaspora. Selon l’entretien relayé par IGFM, deux années d’études ont confirmé que la peur de se faire gruger constituait un frein majeur à l’investissement en Afrique.
Pour répondre à ce besoin d’information et de connexion, la deuxième édition du SIIMEA a réuni 38 exposants venus de huit pays d’Afrique de l’Ouest francophone, dont la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso et le Gabon. L’événement a enregistré la participation de personnalités diplomatiques et politiques, telles que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandaman, et des experts de la diaspora. Au vu des résultats obtenus et des connexions créées pour les jeunes expatriés, une troisième édition est déjà programmée pour l’année prochaine.
Sur la question centrale de la sécurisation des fonds, Fatima Fakhry a mis en évidence une négligence récurrente lors de la conclusion des accords. Elle souligne que de nombreux contractants admettent, après avoir subi une arnaque, ne pas avoir pris connaissance des conditions générales des documents qu’ils ont paraphés en toute bonne foi. Pour la commissaire générale du SIIMEA, la règle d’or pour éviter ces abus repose sur un impératif précis : la lecture minutieuse et préalable de tout contrat avant le moindre engagement formel.