Un incident a opposé jeudi des éléments de l’armée sénégalaise et des forces gambiennes au poste-frontière militaire de Bulock, dans la région de la Côte-Ouest. Selon un communiqué publié vendredi par le porte-parole du gouvernement gambien, Ebrima G. Sankareh, des soldats sénégalais ont détruit une section de la clôture d’une installation des Forces armées gambiennes, sans aucune consultation préalable.
Banjul qualifie cet acte de « profondément provocateur » et de « totalement inacceptable », tout en affirmant privilégier une résolution pacifique. Le gouvernement gambien précise que des discussions diplomatiques avec les autorités sénégalaises sont déjà en cours et que le dossier sera examiné par le Comité militaire conjoint ainsi que par les autres mécanismes bilatéraux existants.
Cet incident survient dans un contexte frontalier déjà tendu. Le 12 mars dernier, une opération antichanvre menée par l’armée sénégalaise près de la frontière gambienne, dans le secteur de Kadialock, avait dégénéré en affrontement armé avec des individus lourdement armés, faisant un mort dans les rangs sénégalais.
Du côté sénégalais, aucune réaction officielle n’a été enregistrée à ce stade. Apanews a tenté d’obtenir une réaction des autorités sénégalaises, sans succès. Banjul assure toutefois que la situation sécuritaire demeure « calme et totalement sous contrôle » sur place. Le gouvernement gambien appelle l’armée sénégalaise à faire preuve de retenue et à respecter scrupuleusement les procédures bilatérales pour toute question liée à la frontière.

Depuis 1960 après l’indépendance le président Senghor devrait annexer la Gambie pour faire une région du Sénégal voilà dommage si c’était des militaires au pouvoir la Gambie sera une province du Sénégal
Comment est-ce qu’un Etat peut être dans un Etat ? La gambie est la grangrenne du Sénégal.
Le Sénégal n’a absolument rien à gagner à envahissant la Gambie. Nos intérêts mutuels seront bien mieux servis par une coopération rigoureuse, exclusivement centrée sur l’économie et la sécurité. Des configurations géographiques telles que celle de la Gambie enclavée au cœur du Sénégal ne sont pas uniques au monde ; il n’y a donc pas lieu de s’en préoccuper outre mesure.
En revanche, que les choses soient claires : si la Gambie s’avise de devenir un sanctuaire pour les narcotrafiquants, le Sénégal s’octroiera un droit de poursuite absolu au-delà de ses frontières.
Il y a des lignes rouges non négociables :
* Le pillage de nos ressources : Le trafic illégal de bois issu de nos forêts doit cesser immédiatement.
* Le sabotage économique : La contrebande de marchandises frauduleuses non dédouanées ne sera plus tolérée.
* La menace sanitaire et sécuritaire : La culture de substances psychotropes, cautionnée par les autorités gambiennes et déversée sur le sol sénégalais, doit être purement et simplement anéantie, quitte à ce que nos troupes bottées franchissent la frontière.
Sur tout autre sujet, nous sommes disposés à nous asseoir à la table des négociations. Sur ces points précis, il n’y aura aucune discussion.