Suite à l’incident survenu lors de la cérémonie d’ouverture du festival Pencum Niani organisée au terrain de football de Koumpentoum, le Préfet du département, Safiatou Joséphine Dieng, a réagi en appelant au respect des institutions de la République et des symboles de l’État.
L’autorité administrative a tenu à rappeler que les manifestations publiques doivent demeurer des espaces de rassemblement, de discipline et de civisme, au-delà des divergences politiques. Elle a insisté sur le fait que le respect dû aux représentants de l’État participe au bon fonctionnement des institutions et à la préservation de l’ordre républicain.
Pour Mme le Préfet, chaque responsable public, quelle que soit son appartenance politique, se doit d’adopter une attitude exemplaire devant les citoyens, en particulier lors des cérémonies officielles. Elle a également salué le sens des responsabilités de la population présente, restée calme malgré la tension observée sous la tribune.
L’incident s’est produit samedi en début de soirée, lorsque les deux députés de la coalition PASTEF du département, Moussa Mbaye et Awa Sow, sont restés assis à l’arrivée du Préfet, alors que le public s’était levé pour l’accueillir. Une situation qui a nécessité l’intervention des forces de sécurité.
Réaction de Safiatou Joséphine Dieng, Préfet du département de Koumpentoum après l’incident avec les deux députés de Pastef.
L’autorité préfectorale rappelle le sens du devoir civique et du respect des symboles de l’Etat.
Mais est-ce une obligation pour un élu de se lever… https://t.co/G85C9pZkX1 pic.twitter.com/NYW11NjtW1— Abdourahmane ba 🇵🇸 (@Abdou5964) April 12, 2026
Les PASTEFIEN ne sont pas des exemples
Sa coyou baye bi kate sa tounou ndeye baga dioudou modoul exemple
Elle se prend pour qui
Deputé c un institution a pls de grade que cet fameuse prefet qui est élu par decret non par le peuple
Cet incident est révélateur de caractère colonial de notre État. Il doit y avoir aucun obligation morale ou légale d’honneur quelqu’un qu’on veut honorer dans la vie civile. Ouverture d’un festival quel aspect étatique devrait obliger un citoyen à s’y lever pour un préfet.
Le pastef à failli en refermant pas ces multiples pépites bêtises qui fondent le système.
ces députés se seraient bien levé si c’était le PM!! En élisant des dindons voilà ce que ça donne.
Y’a une raison. Un fonctionnaire, pour se respecter doit être neutre sur certaines décisions politiques.
Respect
Toutes mes Félicitations Mme le Préfet. Soyez assurée du Soutien de la République debout.
Sa diobou ndeye rek
J exhorte nos députés à ne pas prêter le flanc soyez vigilants !
Si le préfet n’est pas plus légitime que le président de la République alors il ne l’est pas également pour le député du peuple.
Ce sont des députés du peuple vous voulez stigmatiser le pastef aucun mandat n’est impératif cessez de faire croire au monde que le problème du Sénégal est le pastef
D’abord il faut noter qu’il y a eu un précédent entre ces députés et le préfet. Tout est informel dans ce pays, de la présidence à la sous-préfecture. Le préfet est accompagné du Président du Conseil départemental (Omar Sy), poste politique. Donc elle aurait dû s’accompagner des deux députés et du maire pour éviter cet incident protocolaire. Il faudra une enquête pour élucider s’il n y a pas eu une provocation au préalable pour humilier les députés.
Yaw doul , ne me dis pas que t’es un cancre pour ignorer la loi , arretez vos amalgames tout le monde sait comment wa Pastef sont arrogants et insolents
Repenser le protocole sénégalais: une nécessité pour la souveraineté
Le protocole officiel sénégalais place encore le préfet autorité nommée au-dessus des élus nationaux et locaux. Cette hiérarchie jacobine, héritée du modèle administratif français, ne reflète ni les réalités du pays ni les ambitions d’autodétermination souvent mises en avant dans le débat public.
Dans la pratique, ce sont les élus députés et surtout maires qui portent la légitimité populaire et répondent directement aux besoins des citoyens. Pourtant, lors des cérémonies officielles, ils sont relégués derrière un représentant de l’État central, parfois inconnu des populations locales. Cette inversion entre légitimité démocratique et préséance protocolaire crée de nos jours un décalage difficile à justifier.
Beaucoup d’analystes soulignent que maintenir ce modèle revient à prolonger une architecture administrative conçue pour une logique de tutelle, non pour une gouvernance souveraine et décentralisée. Tant que l’autorité nommée prime symboliquement sur l’autorité élue, la décentralisation reste inachevée.
Repenser l’ordre protocolaire serait un signal fort : reconnaître la primauté de la légitimité populaire, affirmer une souveraineté pleinement assumée et aligner les institutions sur les réalités sénégalaises plutôt que sur un héritage importé.
En somme, moderniser le protocole, ce n’est pas un détail. C’est affirmer que le pouvoir doit d’abord refléter la volonté des citoyens.
PAR COUTOISIE LES DEPUTES PEUVENT SE LEVER MAIS CEST PAS UNE OBLIGATION
@ Diouf
Il faut relire mon text.
Au Sénégal, le rang protocolaire et les rôles de ces trois autorités suivantes sont régis par des textes précis, notamment le Décret n° 99-252 du 19 mars 1999 (modifié par le décret n° 2007-839).
La différence fondamentale réside dans l’origine de leur pouvoir : le député et le maire sont des élus (légitimité populaire), tandis que le préfet est une autorité nommée (légitimité administrative).
Classement Protocolaire (Ordre de Préséance)
Dans les cérémonies officielles au niveau départemental, l’ordre général de préséance est le suivant :
1. Le Préfet : En tant que dépositaire de l’autorité de l’État dans le département, il occupe le premier rang lors des cérémonies qu’il préside.
2. Le Député : Élu national, il vient immédiatement après l’autorité qui représente l’État (Gouverneur ou Préfet selon le niveau).
3. Le Maire : Élu local, il prend rang après les parlementaires, sauf s’il est l’hôte de la cérémonie dans sa commune, ce qui lui confère une place de choix, mais généralement après le préfet et les députés.
Note importante : Si le président de l’Assemblée nationale est présent, il occupe le 2ème ou 3ème rang national (selon la présence du Premier ministre).
Les députés, collectivement, ont un rang élevé car ils représentent la Nation tout entière.