Consultant pour la chaîne américaine CBS, l’ancien international français Thierry Henry est revenu longuement sur la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc. Au-delà du score final et du sacre des Lions de l’Atlas, c’est la gestion des incidents de fin de match et le niveau global de l’arbitrage qui ont retenu l’attention de l’ex-attaquant, livrant une lecture qui distingue la responsabilité individuelle des officiels des carences structurelles de leur formation.
Le dénouement de cette CAN restera marqué par une confusion rare. Entre un but refusé aux Lions de la Teranga, un penalty accordé au Maroc dans les ultimes instants et une interruption de la rencontre suite à la sortie temporaire des joueurs sénégalais, le spectacle sportif a laissé place à une tension palpable. Témoin direct de ces événements depuis le plateau de CBS Sports, Thierry Henry a tenu à dissocier la qualité de l’organisation marocaine des scènes observées sur la pelouse.
Une condamnation ferme de la réaction sénégalaise
Si la frustration des hommes de Pape Thiaw face aux décisions arbitrales est compréhensible aux yeux du champion du monde 1998, la méthode employée pour la manifester ne passe pas. L’image de l’équipe quittant le terrain avant d’y revenir constitue, selon lui, un précédent regrettable pour le football continental.
« La réaction du Sénégal était mauvaise mais je comprends leur frustration », a-t-il déclaré, précisant que ce type de comportement ne correspond pas à ce que le public est en droit d’attendre, ni à l’image que le football doit renvoyer. Pour Thierry Henry, ces minutes de flottement ne doivent cependant pas occulter le parcours de Sadio Mané et de ses coéquipiers, ni définir l’ensemble du tournoi.
Le problème de la formation ciblé
Le cœur de l’analyse de Thierry Henry porte sur l’arbitrage, souvent décrié durant la compétition. Loin de s’en prendre aux individus sifflet en bouche, le consultant identifie une faille en amont : l’encadrement et la préparation des officiels. Selon des propos relayés par notre confrère Sud Quotidien, l’ancien buteur d’Arsenal estime que « les arbitres ne sont pas au niveau du spectacle » proposé par les équipes.
Sa position est nuancée mais directe : « Je ne blâme pas les arbitres, je blâme les gens qui ne les forment pas pour atteindre le niveau du football qu’on regarde. » Il pointe ainsi du doigt un décalage entre l’intensité et la qualité technique des matchs, jugées élevées, et la capacité du corps arbitral à gérer ces événements. Pour lui, la solution ne réside pas dans l’importation d’arbitres européens, mais bien dans l’élévation du niveau des officiels africains par une meilleure formation.
Une organisation saluée malgré tout
En dépit de cette finale houleuse, le bilan global tiré par Thierry Henry reste positif, notamment concernant le travail effectué par le pays hôte. Il a qualifié la compétition d’« exceptionnelle » sur le plan logistique, mettant en avant la qualité des infrastructures, des stades et des hôtels mis à disposition par le Maroc.