Au Sénégal, la formation professionnelle souffre encore d’une image de filière de second rang. Pourtant, les autorités veulent changer la donne en misant sur l’excellence et la compétition, notamment à travers TerangaSkills, le Concours national des métiers. L’objectif : redorer le blason des métiers techniques et faire du talent un moteur de développement.
TerangaSkills, un accélérateur d’insertion
Le 19 juin, lors de la finale de TerangaSkills, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Idrissa Samb, a rappelé la volonté du gouvernement de faire de ce secteur un pilier économique. « Notre objectif est de promouvoir l’excellence et l’innovation pour repositionner la formation professionnelle comme une voie valorisée et attractive », a-t-il déclaré, selon l’APS.
Au total, 480 candidats se sont affrontés dans 24 métiers, allant de la cuisine à la plomberie en passant par les technologies émergentes. Selon Seneplus, le ministre a estimé que ce type d’initiative améliore l’image de la formation professionnelle et favorise l’insertion des jeunes.
Un lien direct avec les JO de la jeunesse 2026
Idrissa Samb a aussi fait le lien avec les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, qui exigeront une main-d’œuvre qualifiée. Il a annoncé son intention d’institutionnaliser TerangaSkills, avec des compétitions régionales et un accompagnement renforcé des lauréats via des stages et des certifications.
L’ambassadeur de l’Union européenne, Jean-Marc Pisani, a salué l’engagement du Sénégal, soulignant que la formation professionnelle est un levier essentiel pour l’emploi, la croissance et l’inclusion sociale, d’après l’APS.


