Gueum Sa Bopp conteste les modifications du Code électoral et annonce une riposte judiciaire

Dakar, en mai 2026, le mouvement Gueum Sa Bopp a affiché son opposition aux changements apportés au Code électoral sénégalais. Dans une déclaration signée par Moussa Niang, présenté comme Délégué national à la vie politique, le mouvement de Bougane Gueye Dany parle d’un « tripatouillage express » et met en cause la rapidité du processus, en rappelant qu’une modification votée à l’Assemblée nationale le samedi 9 mai a ensuite été promulguée le 12 mai avant d’être publiée au Journal officiel.

Le mouvement conteste aussi les conditions de cette publication. Il affirme que le Journal officiel mentionne en haut de sa page 1100 la date du vendredi 15 mai 2026, alors que sa parution est censée intervenir le samedi de chaque semaine. Selon les éléments rapportés par Actusen, Gueum Sa Bopp évoque également une mise en page incomplète, des colonnes vides et un sommaire qu’il juge désorganisé, en estimant que cela crée une insécurité juridique sur la date réelle d’entrée en vigueur du texte.

Sur le fond, le mouvement s’en prend à l’abrogation de l’article L.30 et au nouvel article L.29. Il soutient que la suppression de L.30 ouvre la voie à l’éligibilité de personnes condamnées à de lourdes amendes pour détournement de fonds ou corruption. Il reproche aussi au nouvel article L.29 d’établir, selon lui, une hiérarchie incohérente entre différentes infractions. Gueum Sa Bopp affirme enfin que l’article 2 cherche à appliquer la loi de façon rétroactive pour préserver, selon ses termes, la réhabilitation ciblée d’une figure de l’exécutif.

Ce dossier s’inscrit dans une séquence déjà marquée par de fortes tensions autour de la réforme. Le président de la République Bassirou Diomaye Faye avait saisi l’Assemblée nationale pour une seconde lecture, et les députés avaient été convoqués en plénière le 9 mai pour examiner cette proposition de loi. Depuis la promulgation de la loi n°2026-10 du 12 mai 2026, d’autres voix se sont exprimées, notamment Alioune Tine, qui a qualifié les articles 29 et 30 d’« iniques », tandis que le député Abdou Mbow a parlé d’une crise institutionnelle autour des différentes versions du texte.

Gueum Sa Bopp annonce désormais une riposte sur le terrain judiciaire. Moussa Niang dit qu’un recours pour excès de pouvoir sera déposé devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de l’acte de publication, tandis qu’un pool d’avocats prépare des exceptions d’inconstitutionnalité à soulever devant les tribunaux d’instance lors des prochaines révisions de listes.

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7 commentaires

  1. retourne dans ton hibernation, nullard. On n’a même pas remarquer que tu n’existait plus tchim

  2. Il a disparu le Bougane. Mais sa télé S’en TV est devenue une chaîne politique avec des journalistes devenus Politiciens anti Sonko

  3. Quand on veut s’opposer à une loi, il faut être capable d’avoir la majorité à l’Assemblée.Un parti incapable d’avoir un seul représentant à l’hémicycle n’a que les médias pour se lamenter.

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