C’est une séquence diplomatique rare qui vient de s’achever aux Émirats arabes unis. Samedi, les délégations de l’Ukraine, de la Russie et des États-Unis ont mis un terme à deux jours de discussions à Abou Dhabi. Si le contenu exact des échanges reste confidentiel, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a brisé le silence pour qualifier cette rencontre de « constructive », tout en insistant sur une exigence fondamentale pour la viabilité de tout futur accord.
Selon nos informations, relayant l’agence Anadolu, ce format trilatéral, inédit depuis une longue période, avait pour objectif principal de définir les paramètres possibles pour mettre fin à la guerre. Au-delà de la simple reprise du dialogue, Kiev a mis l’accent sur la nécessité d’un cadre de sécurité robuste. Volodymyr Zelensky, s’exprimant sur le réseau social X, a souligné l’importance cruciale d’un « suivi et d’une supervision américains » du processus de paix. Pour la présidence ukrainienne, l’implication directe de Washington ne doit pas se limiter à la médiation, mais s’étendre à une garantie de sécurité réelle.
Les discussions ont permis d’aborder une multitude de sujets techniques. La partie américaine a notamment présenté différents formats pour formaliser un règlement du conflit, incluant les conditions sécuritaires requises. Des représentants militaires présents sur place ont d’ailleurs établi une liste de questions techniques à résoudre, préfigurant le travail des prochaines semaines.
La dynamique semble également positive du côté de Moscou. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a évoqué des progrès dans la résolution du conflit, faisant référence à la « formule d’Anchorage », un terme renvoyant aux précédents échanges entre les administrations américaine et russe.
Les délégations doivent désormais rendre compte à leurs capitales respectives. Si la volonté politique se confirme, de nouvelles réunions pourraient se tenir très rapidement, potentiellement dès la semaine prochaine. L’Ukraine, par la voix de son président, a réitéré sa gratitude envers les Émirats arabes unis pour leur rôle de facilitateur dans ce dossier complexe.