Au cinquième jour de la guerre impliquant les États-Unis et Israël contre l’Iran, l’administration américaine explore de nouvelles options pour affaiblir Téhéran. Des pourparlers sont actuellement menés par les services de renseignement américains pour équiper des groupes spécifiques dans le but de fomenter un soulèvement interne.
Selon les informations recoupées par notre rédaction et rapportées par la chaîne Al Jazeera, la CIA et l’administration du Président Donald Trump négocient activement avec des forces de l’opposition kurde. L’objectif de Washington est de fournir des armes à ces groupes pour étirer les forces de sécurité iraniennes, favoriser des manifestations populaires et, à terme, prendre le contrôle du nord de l’Iran afin de créer une zone tampon au profit d’Israël.
Les tractations ont atteint le sommet de l’État américain. Le Président Donald Trump s’est entretenu téléphoniquement avec plusieurs dirigeants kurdes, dont Mustafa Hijri, chef du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI). Des échanges ont également eu lieu avec Masoud Barzani et Bafel Talabani, dirigeants de groupes kurdes en Irak. Ce dernier a d’ailleurs confirmé ces discussions, évoquant une opportunité de comprendre les objectifs américains et de bâtir un partenariat solide. Ces contacts interviennent alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu plaidait depuis des mois pour ce rapprochement stratégique.
L’implication de la CIA dans le financement et la formation de groupes armés s’inscrit dans une longue tradition américaine, allant des moudjahidines en Afghanistan aux Contras au Nicaragua. Historiquement, Washington a déjà collaboré militairement avec les Kurdes en Irak et en Syrie. Toutefois, cette nouvelle initiative suscite des réserves. Neil Quilliam, analyste au centre de réflexion Chatham House, indique à Al Jazeera que ce plan risque d’alimenter les conflits internes en Iran en opposant les groupes dissidents entre eux, soulignant une approche américaine qui pourrait se faire au détriment de la stabilité locale à long terme.
Cette manœuvre de déstabilisation interne s’ajoute à un contexte régional déjà très instable. Alors que les Gardiens de la révolution iraniens ciblent les positions kurdes à l’ouest du pays en réponse aux attaques, la diplomatie internationale tente de contenir l’embrasement. Récemment, face à la multiplication des frappes en Iran, une procédure d’urgence a été activée par cinq pays pour tenter de contraindre l’arrêt des opérations militaires dans la région.
Pourquoi créer un nouvel Afghanistan ou une nouvelle syrie?
Si les iraniens sont aussi betes pour accepter cela tant pis pour eux ils le regreteront.on a vu ce qui siesta passé en libye